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Dante Elias-Arno Dohakai ♦ " L'avenir, fantôme aux mains vides, qui promet tout et qui n'a rien. " - Victor Hugo [en cours]

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Messages : 3
Date d'inscription : 04/11/2015
MessageSujet: Dante Elias-Arno Dohakai ♦ " L'avenir, fantôme aux mains vides, qui promet tout et qui n'a rien. " - Victor Hugo [en cours] Mer 4 Nov - 8:13





I. LE PERSONNAGE.



● Nom : Dohakai.
● Prénoms : Dante Elias-Arno.
● Rang : Chef de pôle de la Révolution. Pôle numéro 3, la surveillance maritime.
● Surnom : "The Deadman Walking".
● Âge : 25 ans.
● But : Être libre.
● Race : Humain.
● Fruit du démon : Sansei Sansei no Mi | Logia de l'acide.
● Arme(s) : Aucune.
● Haki : Busoshoku no Haki (Novice).
● Niveau demandé : 14 pour être chef de pôle, plus si jamais hein.
● Groupe (Pirate, Marine, etc) : Révolutionnaire.



II. LES DESCRIPTIONS.


♦ PHYSIQUE
Pourquoi faut-il grandir ? J'étais bien, moi, dans cette insouciance éternelle criarde d'innocence et manquant de réalisme. Dans cette jeunesse absolue qui ne donne aucune importance à ce Monde crasseux, ne s'attachant qu'aux doux rêves juvéniles de mon enfance oubliée. Je n'ai jamais voulu grandir pour devenir cette vieille carcasse traînée dans le brouillard hivernal. Ma longue et maigre silhouette sombre, tapie dans la fumée et l'odeur du tabac chaud, caressant de mon immuable flegme ce vieux Monde perdu de ma cadence lente et irréfléchie. Aujourd'hui je ne suis plus cette risible figure de loubard des temps moderne, j'ai déposé les instruments de la galère pour m'armer devant une réalité oppressante, arrachant à mes sourires effacés la douceur de la sincérité. Non, il bien a fallut grandir pour quitter la naïveté inconsciente et la simplicité de l'enfance, apprendre à comprendre la douloureuse vérité sur la décadence perpétuelle d'une humanité qui, oppressée, a oublié ses rêves.

Il est loin le temps où les adultes me regardaient de haut, baissant leurs yeux dédaigneux sur ma pauvre petite personne en manque de croissance. J'ai poussé jusqu'au mètre quatre-vingt six, gardant ma silhouette fine et élancée sur les dessins de ma lassitude arrogante. Mes mauvais choix et mon ancienne impulsivité rageuse m'ont amené à former ses muscles ridicules pour les forger dans l'agilité rapide et vive d'un prédateur sauvage. Endurant, puissant et inébranlable, il n'y a de force sans volonté. L'excitation fait frémir ce sang chaud bouillonnant à l'intérieur de mon corps impatient et je bondis dans un style imparfait et brouillon qui ne répond qu'à la triste violence infinie d'un désir enfoui de vengeance absolue. Bien souvent les mains dans les poches, marquant le sol de ma marche flegmatique et observatrice, je déambule comme un intrus au beau milieu de cette foule omniprésente. Sans un bruit, sans un regard, perdu dans les nuages électrisants de mes pensées libertines, mon âme erre dans ses habits sombres ponctuant de rouge grâce à ma chevelure sanguine le paysage bruyant et si affreusement terne à mes yeux. Ils me regardent tous avec cet air mêlant crainte et appréhension. Leurs jugements tombent sur mes habitudes hautaines et éclatent dans leurs rictus presque embêtés. Charisme moqueur surplombant une aura destructrice qui appelle les abysses chaotique d'un renouveau, on remarque l'air froid d'un visage marqué d'une tristesse ne semblant jamais faillir. Une souffrance mélancolique dans le fond des yeux, des cheveux flamboyant, une dangerosité animale et un silence funeste forment la majorité des moins perspicaces. Un premier coup d'œil et un premier jugement hâtif perpétuant l'habitude de ce Monde à survoler les êtres qui le font vivre.

Les premiers détails s'attachent à cet étrange opposition entre l'amour et la violence. Entre l'être et le paraître. Lorsque l'on ose approfondir cette première idée parfois effrayante, la finesse presque féminine de mon visage adoucit alors les terribles hypothèses empressées. Les traits doux, signés d'une légèreté approuvant quasiment un certain côté soigneux et androgyne, encadrent le dessin vivant de mon être. Le peau blanche, légèrement hâlée par les faisceaux chaleureux de l'astre diurne, il est néanmoins indéniable que la nuit s'accorde mieux à mes lueurs poétiques. Mes joues se creusent et se mouvent dans mes mordillements de lèvre incontrôlés, faisant ressortir une mâchoire carrée et un menton plongeant doucement. Plus grossiers, les contours du bas de mon visage forment la virilité et la masculinité au détriment de ma pilosité inexistante. Le crâne coiffé de mes cheveux hérissés, ma chevelure sanguine se tire en arrière pour laisser deux mèches s'abattre sur mon faciès dégagé et deux pattes fournies pour entourer mes grandes oreilles faiblement écartées. Le cheveu épais, laissé à l'air libre du vent capricieux, c'est surtout sa flamboyance rousse qui marque les esprits et reste dans les souvenirs de mon passage discret. Les lèvres fines et pincées dans un éternel dédain refusant de les entrouvrir pour n'importe quoi, je les habille par mes nombreuses clopes tombantes dans le creux de ma grande gueule préférant maintenant mordre plutôt qu'aboyer. Enfermé dans mon silence plus ennuyé que sage, je parle avec les yeux, envoyant mes regards divers et variés à toutes ces paroles ou situations s'offrant à mon égard attentif. D'une magnifique couleur orangée, ils resplendissent sur le froid glacial de mes expressions éteintes. Véritable miroir de l'âme, ils offrent au monde la cruauté méprisante de ma souffrance trimbalée inlassablement. Faiblement étirés, mes yeux ressortent de mon visage et percent les vôtres d'une certaine beauté chaotique où danse des sombres halos brumeux dans le sinistre néant du vide qui les caractérisent si bien. Survolés de mes sourcils fins et donnant sur le long nez aquilin qui termine le tableau peint de mon portrait détaillé, ils forment l'amour de ma violence et la douleur de ma triste colère.

Désormais cette lointaine silhouette est passée et les détails s'échappent pour conclure sur les derniers regards persistants et seule l'odeur parfumée de tabac stagne sur son passage. On oublie le commun de mon visage, ne gardant à nouveau que les premiers jugements qui formeront alors l'idée principale des avis pensés. On observe dès lors l'accoutrement habituel qui contraste la terrible couleur chaude de ma chevelure entourée de mes filets de fumée grisâtres et nauséabonds. Une veste chaude mais fine s'arrête dans le bas de mon dos, coupant de son noir profond mon long t-shirt blanc au col tombant, habillé également d'un collier ayant plus de souvenirs que de beauté. Une fourrure plus noire encore que la veste s'attache à sa capuche et protège ma nuque où réside la petite partition enroulée du chant révolutionnaire tatouée jusqu'au creux de mes côtes. Un jean noir serre mes longues jambes et tombe doucement sur le milieu de mon fessier. Fourni de grandes poches accueillant avec plaisir et réconfort mes mains abîmées et aux bijoux argentés s'alliant parfaitement au rappel donné par mon piercing attaché au dessus de mon oreille gauche. Le style vestimentaire se termine sur de fines bottines en cuir aussi noires que le reste des habits. Usées par le temps, laissant encore une tonalité de plus à cette éternelle apparence de loubard attachant, et les marques qu'elles laissent sur le sol sont les dernières visions des jugements. Malgré tout, il existe d'autres tatouages cachés qui forment à nouveau la même opposition entre l'être et le paraître. Des écritures latines dessinant un rêve de liberté et un incommensurable désir de révolte parcourent ma peau sur mes bras, mon ventre et mon dos. Vestiges d'une douleur constante, mise à nu de mes désirs fantasmés, éternels souvenirs déposés, ad vitam æternam, sur les pluies cartésiennes de mes rêves enchantés.


♦ MENTAL
Quelque part, dans l'immensité de l'océan rouge frappant les rêves de mon être, sommeille le petit enfant utopique attaché à son insouciance naïve qui refuse encore de grandir. Je crois que j'ai toujours été cette personne et que ce ne sont que les teintes de mon existence plus ou moins colorées  qui ont varié avec le temps. Artiste maudit par la hantise de mes terribles cauchemars errants dans mon désespoir naissant, je me suis forgé dans l'autonomie maladroite de mes envies et l'obligation à demeurer autodidacte. Flagrante lucidité sur l'étendue d'un monde dégueulasse et pourri par des autorités individuelles et égoïstes, j'ai armé mes désirs de liberté et espéré, au plus profond de mon cœur meurtri, le meilleur pour tous. Je ne suis pas quelqu'un qui souhaite la gloire, la fortune ou encore la puissance, non, je ne suis qu'une âme vagabonde qui suit le courant d'une destinée aux douces mélodies de requiem. Je veux voguer sur ma liberté, fermer les yeux et exister insouciant d'un autre lendemain s'annonçant encore trop sombre et douloureux.

Aux tristes allures silencieuses, l'apprentissage du passé m'a inculqué le doute et depuis je me retrouve bien désarmé face à la moindre parcelle joyeuse d'une surprise agréable. Me contentant de mes croyances utopiques, mon regard s'est éteint dans un cynisme certain, tellement ancré qu'il me pousse alors bien au-delà de l'expectative. Encore plus loin que l'observation, une envie d'agir s'est créée sur la contemplation lasse de ce Monde décadent. Un besoin de changer les choses, de posséder dans le creux de mes actes une certaine importance impactant sur ma propre vision de la véritable justice. Dès lors, la survie est devenue nécessaire et les ténèbres m'emportant inlassablement vers cet effrayant gouffre de solitude s'estompent doucement au profit d'une chaleureuse lumière d'espérance.

Une douce folie s'accroche encore à mes élans impulsifs, vestiges de mon tempérament tâché de violences lunatiques. Ainsi j'oublie de pardonner la bêtise humaine, méprisant cette exécrable lâcheté qui emprisonne le soulèvement et alimente la peur. Éperdument passionné par l'existence splendide d'une majestueuse liberté absolue, je garde pour mes proches mon caractère sensible et mes infinis désirs d'amour comblé, le cachant néanmoins aux yeux des autres par crainte idiote d'apparaître faible. Miséreux au passé dramatique, j'ai vécu au milieu des règles sauvages de la loi du plus fort et j'ai du me battre pour obtenir l'accomplissement des prémices de mes rêves les plus profonds. Éternel survivant dans une réalité de souffrance, c'est la rage au ventre et la détermination qui m'ont emmené là où je pouvais enfin fermer mes yeux sur le chaos régissant cette Terre perdue. J'ai pendant longtemps oublié mes croyances optimistes au profit d'une obscure réalité qui s'imposait à mon existence et, fatigué de résister, je me suis laissé chuter dans les tréfonds de ma prison d'ombres.

Dans ma bulle, vivant à travers l'imagination enfantine ne me quittant jamais, j'apparais parfois comme un être distant et froid. Loin d'être un implacable asocial, ce ne sont que mes fâcheuses habitudes que j'essaye tant bien que mal de retenir pour oublier mes vastes provocations prétentieuses. Ayant, par contre, gardé mes airs hautains, je me retrouve parfois bien arrogant, dédaignant tous ces imbéciles heureux simplement pour ne pas avouer ma stupide jalousie. Je m'enferme dans cette solide carapace pour me protéger de l'auto-destruction et poursuivre ma quête inébranlable de liberté.

Leader et stratège incontesté, loin de la compassion pour mes adversaires, je me plie à l'insupportable règne de ce monde en me montrant impitoyable. Malin, fourbe et manipulateur, c'est la survie qui domine mes pensées, mon but étant bien trop important pour n'être qu'un idéal soufflé dans le sable onirique de mes espoirs rêvés. Tétanisé par cette effrayante idée d'abandon, je m'isole par sécurité tout en priant sans cesse d'être accompagné. Solitaire incompris qui hurle en silence ses douleurs constantes, je regrette d'être si peu démonstratif. Ami fidèle, amoureux transit, bien que l'on ne se doute pas de toute cette émotivité, elle reste malgré tout omniprésente et régit sans vergogne mes élans héroïques et mon surpassement quotidien. Elle est l'essence même de mes actes et se prouve par ce besoin irrépressible de protection.

Je crois que je suis toujours ce petit enfant qui rêve de liberté. N'ayant jamais quitté mes caprices et cette merveilleuse idée de faire enfin ce qu'il me plaît. Malgré tout, j'ai grandi et sur la vertigineuse route de mon existence aux nombreuses plaies mes yeux se sont éteints. J'ai sombré alors, bloqué dans un néant envoûtant de destruction mais sur la reconstruction de mon âme pervertie, je me suis relevé. Les blessures se sont pansées, ne laissant qu'un souvenir au goût amer derrière elles, et une nouvelle destinée s'accomplit devant moi. J'ai survécu, maintenant il ne me reste plus qu'à rendre à ce monde sa liberté pour enfin fermer les yeux et demeurer à jamais ce petit enfant insouciant des autres lendemains.


III. UN PETIT PEU PLUS.



♦ Dante est fumeur.
♦ Il se bat au corps-à-corps, n'ayant jamais appris un quelconque style précis de combat, c'est son expérience qui l'a formé.
♦ Il a toujours sur lui l'harmonica qui lui sert pour la Révolution, et depuis, il a même prit l'habitude d'en jouer souvent.
♦ Son collier est celui de son ancien second, mort désormais.
♦ Il aime la nourriture acide et épicée, se poser pour regarder les nuages/les étoiles et le regard des gens.
♦ Il a un langage plutôt familier, appréciant la débauche et les vices.
♦ Orphelin, il considère ses proches comme sa famille.
♦ Il a une légère phobie des mouettes, il s'en écarte et ne les quitte pas des yeux juste par crainte qu'elles s'approchent de lui.
♦ Il décore la cabine de son navire avec quelques jouets en bois pour lui rappeler son enfance.
♦ C'est un musicien.



FICHE PAR FALLEN SWALLOW




Dernière édition par Dante E-A. Dohakai le Mer 11 Nov - 23:27, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Dante Elias-Arno Dohakai ♦ " L'avenir, fantôme aux mains vides, qui promet tout et qui n'a rien. " - Victor Hugo [en cours] Mer 4 Nov - 8:14





CHAPITRE I


Titre
« citation »


Transpercé par l'horreur et submergé par l'agonie, mon corps lâche et se brise dans de terribles tremblements incontrôlés. Mes genoux sont les premiers à se rompre et à se plier pour s'abattre sur le parquet trempant dans l'épaisse flaque pourpre. Chaque parcelle de mon petit être fragile s'arrête net. L'effroi glace mon sang, paralyse mes mouvements et la peur m'offre ses douloureux frissons qui font courber l'échine de mon dos. Les images se succèdent dans ce triste film en noir et blanc qui défile devant le traumatisme de mon regard incapable de se dévier. Je ne veux pas les voir, je veux retrouver l'ignorance et que tout disparaisse autour de moi. Bientôt, les larmes montent dans le creux de mes yeux, elles s'écoulent sans fin et enfin, mon impitoyable hurlement déchire le silence funeste qui règne en tyran dans l'atmosphère putride de la pièce aux odeurs cadavériques. Le théâtre de ma souffrance se joue devant mon regard étrangement spectateur et une désagréable impression de déjà-vu s'arme à mes émotions inhumaines. Mes mains retiennent ma chute après l'étourdissement sourd et pesant du choc pétrifiant. Elles impactent le sol avec une certaine force et les effluves sanguines jaillissent sous leurs maigres poids. Je n'arrive pas à abaisser mes paupières et la douleur est bien trop présente pour que je puisse hurler à nouveau mon abominable malheur. Mon estomac se tord et je dégueule sur place avant de me voir faillir. Enfin, je m'effondre sur le sol, abattu par la vision dégueulasse de leurs corps inertes. Je ne peux que tendre la main avant de chuchoter quelques mots.

« Papa...Maman... »

L'image tombe enfin. Je quitte mon statut de spectateur pour reprendre le rôle principal. Désormais je peux les voir, allongés sur le sol, chacun un pistolet dans la main, chacun une balle trouant leurs crânes explosés. Vint alors la tristesse qui remplit mon âme d'un vide plus douloureux que mon sinistre désespoir, et cette incroyable peur entre l'incompréhension et l'horreur paniquée. Dehors, la foule s'est ameutée autour de la maison, le maire est entré et sous le choc, il s'arrête soudainement dans les exécrables frissons horrifiés du cauchemar éveillé. Enfin, il s'attarde sur moi et je peux entendre ses pas résonner dans le bruit incessant de ce lourd silence éteint. Il prend la fuite en prenant dans ses bras et je suis désormais incapable de bouger, inerte et sans réaction, comme mort à l'intérieur. Je quitte ce corps doucement pour revoir la scène d'une certaine hauteur. Je peux sentir tous les regards compatissants, toute cette futilité et cette pitié à l'égard de ma triste destinée. Je me noie dans cet océan rouge de souffrance et bientôt, je n'entends plus rien d'autre que le sombre requiem sonner dans les échos torturés de mes hurlements silencieux. Mes yeux se ferment, priant des dieux qui n'existent pas, faisant le vœu réconfortant qu'à un moment ou un autre, je me réveillerais. Le voile obscur de la fatigue s'éprend de ma faible résistance, je perds pied face à cette réalité terrifiante, m'évanouissant vers d'autres lendemains inexistants. Une dernière parole apparaît et se fait entendre dans les ténèbres chaotiques qui m'emportent.

« Pauvre gosse... »

Soudainement mes yeux s'ouvrent, la respiration lourde et effrayée, extirpant d'entre mes lèvres un léger cri inattendu. Les sueurs froides dégoulinent le long de ma peau transpirante et, essoufflé, ma vision demeure trouble. Les atroces images tâchées de sang voyagent encore dans la brume de mon esprit enfin éveillé et ce cauchemar réel se termine malgré l'immense panique qui crispe mes muscles sur les vieux draps crasseux de mon lit.

« Dante ? Tout va bien ? »

La voix juvénile m'interpelle et mon regard se pose en hauteur sur cette petite tête brune qui s'échappe du bord du lit superposé dans lequel je suis assis. Je reconnais un Agon encore ensommeillé et un soulagement relâche l'immuable pression terrifiante qui gardait mes sens actifs et méfiants. Je reprends doucement mon souffle et restant silencieux, je reconnais enfin les murs délabrés du dortoir de l'orphelinat.

« Juste un cauchemar. »

« Le même ? »

« Rendors-toi, Agon. »

Il soupire et le lit grince alors qu'il se recouche enfin. Je fais de même, laissant tomber mon crâne lourd de tous ces souvenirs douloureux sur la poussière de mon oreiller. Encore ce cauchemar, encore ces images, encore cette effrayante douleur qui revient un peu plus forte chaque nuit. Encore ces lendemains toujours plus sombres.

Cela faisait plusieurs jours maintenant que lorsque la fatigue s'éprenait de moi, ce même cauchemar atroce revenait. Au début, ce n'était qu'une succession vive des images remontant lentement à la véracité de mon esprit qui pensait, naïvement, avoir laissé tout ça derrière lui. Espérant pouvoir vivre dans le présent en oubliant le passé, je pensais réellement avoir surmonté ces démons oubliés mais, sans que je ne puisse faire quoique ce soit, ils revenaient plus assoiffés que jamais. Tiraillé dans cette crainte effrayante de m'endormir, j'en venais à redouter l'heure sombre de la nuit, préférant mourir plutôt que de revivre ça encore et encore jusqu'à la fin de mes jours. Dès lors, les nombreuses nuits blanches se sont empilées sur le désarroi solitaire de mes tourments marquant le contour de mes yeux clairs de cernes grisâtres et creusées. « The Deadman Walking » devint mon surnom dans les rires moqueurs de tous ces gamins puérils qui pullulaient dans mon quotidien et je crois que c'est depuis ces tristes jours que tout a vraiment commencé.

On venait tous d'ailleurs, autrefois éparpillés sur l'immense et tonitruant océan indomptable de North Blue. Uniques et tous différents, nous ne partagions vraiment que notre condition malheureuse d'orphelin. Rassemblés sur une île connue de tous les parents lâches et idiots, certains avaient été abandonnés, d'autres laissés sur place et puis il y avait ceux qui, comme moi, s'étaient retrouvés un jour aimés avant de tout perdre sur la route sinueuse de la vie, trop jeunes pour vivre dans l'émancipation. Trop jeunes pour survivre dans la solitude. À peine abandonnés, on se retrouvait tous privés de notre liberté, condamnés à être enfermés dans cet immense manoir dont personne semblait pouvoir s'échapper. Les légendes et les rumeurs disaient que les plus âgés disparaissaient mystérieusement et on se nourrissait tous de ses histoires de fantômes pour alimenter cette fameuse imagination qu'on chérissait plus que tout. Après tout, le fantastique était l'unique rempart de raison faisant face à la douce folie furieuse de la révolte. Malgré tout, il ne se passait pas un jour sans que chacun de nous rêvait de liberté, de fuite, de renouveau. Et pour moi ça faisait huit ans que mes pensées libertines s'envolaient à travers les gigantesques fenêtres, rêvant d'aventures maritimes ou bien n'importe quoi d'autre tant que je pouvais fuir loin d'ici. Tant que je pouvais m'échapper de cette île qui m'avait vu naître, qui m'avait vu souffrir et grandir sans me donner rien d'autre qu'un éternel goût amer. Agon était arrivé en même temps que moi et c'est d'ailleurs comme ça qu'on s'était rencontré, préférant affronter la terrible solitude déchirante et harassante ensemble plutôt que de se laisser crever lamentablement. Il était plus jeune que moi d'une année, et j'avais pris les dessus dans ma perpétuelle impulsivité qui forgeait un certain désir de domination. Agon était plutôt du genre mature et observateur, laissant les autres se débattre dans les sables mouvants pour qu'il puisse, lui, les éviter. Rusé et intelligent, c'était une bonne personne qui avait réussi à surmonter son abandon. Depuis que j'étais à l'orphelinat, il n'existait aucune exception, tout le monde arrivait les larmes aux yeux, abattus par la terrifiante idée de n'être qu'un énième paria d'une société déjà individualisée. Mais Agon, lui, ça lui était vite passé, il s'était adapté et ce fut grâce à lui qu'on rencontra, deux ans plus tard, Lili et Paco. Ils étaient frères et sœurs, elle était belle et sauvage et il était timide et naïf. Deux blonds s'opposant sur tous les points existants de leurs personnalités. On était un groupe de quatre, une petite bande qui s'épaulait dans une amitié naissante. On s'accrochait l'un à l'autre pour survivre, se débattant dans la mélasse fétide d'un quotidien conditionné à la discipline.

Au bout de la cinquième année, plusieurs autres gamins s'ajoutaient à notre groupe. On se rassemblait tous et on comptait vraiment sur notre entente ne serait-ce que pour survivre dans l'ennui linéaire de nos jours s'écoulant sans jamais montrer une once d'excitation. C'était notre routine, les petits riens de la vie, une existence lente et sans le moindre réel intérêt pour ce qui se dessinait sur notre avenir éteint. Alors on s'était mis à rêver,  plus que tous les autres, d'abord un peu de notre côté puis ensemble. Bercés par les merveilleuses histoires qui s'éloignaient jusqu'au delà des océans, les vagues de piraterie, les ères libres et la conquête de ce monde, toutes ces aventures extraordinaires qui parvenaient jusqu'à nos oreilles attentives. On se mit à y croire nous aussi, vraiment, à se décider enfin à agir pour sortir de cet enfer qui, bien que pas si terrible, nous paraissait être le pire endroit du monde pour nous. Après tout, il était le résultat de tous nos malheurs, représentant les murs immenses qui nous retenaient prisonniers. On se sentait enfermé et condamné à vivre ici pour le restant de nos tristes jours. On ne voulait pas de cette vie-là, on voulait fuir, obtenir coûte que coûte la douce mélodie enchanteresse d'une liberté pure et inébranlable. Il nous fallut encore trois années pour s'y préparer, trois longues années nous amenant aux portes de l'adolescence, alimentant nos désirs de rébellion, nos envies d'échappées. Et tout s'enclencha cette nuit-là.

« Extinction des feux. Maintenant, tout le monde dort. »

L'essoufflement de la nuit venait envahir le dortoir dans son envoûtant souffle silencieux. Petit à petit, tout le monde tentait de s'endormir, la plupart s'apprêtant à enchaîner leurs routines déjà bien ancrés dans leurs esprits qui refusaient de voir l'espoir. Mais nous, on se préparait à l'attaque. Frémissant dans l'excitation des minutes qui tombaient lentement, on souriait discrètement sous nos draps. Bientôt, le bruit incessant de nos rires joyeux allait réveiller tout le monde, et l'ouverture se formera d'elle-même. J'attrapais mon oreiller, m'échappant de mon lit, Agon suivit et bientôt chaque personne membre de notre petit clan se levait à leur tour. Armés de nos oreillers, on se rassemblait au centre de la pièce, quelques regards amusés se posaient sur nous et l'heure avait sonné. Je levais mon poing en l'air avant de hurler.

« BATAILLE D'OREILLERS ! »

Le premier partit dans l'effervescence naissante de notre groupe qui se mit à frapper partout. Quelques gamins s'effondraient déjà et nos rires joueurs se propageaient dans l'immensité de la pièce qui s'éveillait lentement. Les enfants sautaient de leurs lits et contre-attaquaient. Le jeu se lançait et le boucan s'armait. Les éclats de rires résonnaient partout sur les murs abîmés de notre vieux dortoir et il ne fallut qu'une poignée de minutes avant les lumières s'allument à nouveau. Nous, on était sur nos gardes, attendant que la porte s'ouvre. Les surveillants se ruaient sur les gamins qui refusaient de s'arrêter, entre l'orgueil de ne vouloir perdre et l'amusement excitant qu'on connaissait encore si peu, l'improbable bordel s'étendait dans une panique monstrueuse. Les renforts suivaient mais on était bien trop nombreux pour que tout cesse si rapidement. Les adultes arrêtaient les gamins sur leurs chemins et la porte, restée ouverte, devenait bientôt notre objectif premier. Dès lors, en bon leader, je grimpais sur un lit superposé.

« ON SE CASSE ! »

Tout le monde dans notre bande attendait mon signal, tous prêts, une ruée de gamins s'échappaient sur les flancs, rasant les murs, sortant de sous les lits, dégageant quiconque sur leurs routes d'un coup d'oreiller puissant. On perdrait du monde sur la route mais le chaos provoqué nous laissait au moins une chance de nous échapper. Je sautais de mon perchoir pour suivre la vive ruée et face à cet engouement, personne ne pouvait vraiment nous arrêter. On débarquait dans les couloirs en hurlant nos rires et bientôt, avec cet énorme boucan, tous les autres dortoirs criaient ce qu'on a toujours cru être des encouragements. On était dans notre monde, on suivait ce plan qu'on avait préparé, on se sentait enfin vivant et c'était bien tout ce qu'on avait recherché ces dernières années. Nous n'étions plus qu'un seul pas de notre liberté, on se ruait dehors et venait alors le temps de se disperser. Dès lors, par groupe, on fuyait dans les environs sous le majestueux clair de Lune qui éclairait nos pas. On connaissait tous les environs, pendant tant d'années ils avaient été le terrain gigantesque de nos uniques sorties, et alors que beaucoup cherchait à atteindre le port, ceux qui suivaient le plan s'enfonçaient dans les tréfonds des champs. On aurait toute la nuit pour nous enfuir, pour traverser les champs et atteindre la prochaine ville de l'île qui avait l'habitude de ravitailler l'orphelinat. On arriverait au petit matin juste à temps pour les départs des navires qui nous offrirons enfin notre liberté tant souhaitée. On avait réussi, désormais une nouvelle vie se dessinait devant nous. Plus rien n'arrêterait notre soif incommensurable de rêves. Nous étions libres.







 



CHAPITRE II


Titre
« citation »


L'affrontement fait rage dans les rues de ce vieux village abandonné depuis longtemps. Le fer se croise, la poudre à canon s'use à travers les coups de feu qui retentissent derrière le crépitement des incendies illuminant notre fuite périlleuse. L'atmosphère respire la mort et les cadavres tombent un à un dans un océan rouge qui tâche les pavés sous nos pas empressés. On ne s'entend plus mourir dans les échos hurlants d'une violence infinie et, à nouveau, la fin semble proche. Tous, on s'accroche à nos souvenirs, à cette volonté incroyable qui pendant cinq longues années nous a permit de survivre sur la route de tous les périls. Ce qu'on ose parfois nommer destin nous rattrape et sa triste réalité vint frapper, lâchement, nos doux rêves de liberté. Est-ce donc cela, ce qu'ils appellent la Justice ? Car sous le ciel étincelant de cette terrible nuit froide, nombreuses sont les étoiles qui disparaissent sous l'improbable bras vengeur du gouvernement auto-proclamé maître des peuples. Je ne compte plus les membres de mon équipage qui jonchent le sol, et je n'ose laisser mes larmes brouiller ma vision de colère. Dans l'élan de l'intelligence, nous fuyons les attaques intempestives de la marine pour nous échapper de ce guet-apens, on parcoure rues après rues pour retrouver le port où est amarré notre navire dans l'immense espoir de sauver le maximum de personne. Peu à peu, je vois ma famille crever pitoyablement sous mes yeux traumatisés, ils chutent sous les coups incessants des puissants canons et hurlent une souffrance qu'on s'était tous promit d'oublier. On s'est fait avoir et je jure déjà de me prendre ma revanche sur ces soldats qui ne cessent de répandre mort et destruction sur tous ces êtres qui me sont chers. Cela faisait quelques jours seulement que nous étions sur cette petite île perdue de Grand Line, on avait exploré la forêt et ce village en ruine pour quelques ravitaillements vains et la Marine avait débarqué, nous encerclant dans un piège qui était loin d'être anodin. Accompagné de mon second, Agon, de mes cuisiniers Lili et Paco, on se hâtait avec quelques membres de l'équipage pour rejoindre le bateau. La seule importance, maintenant, c'était de survivre.

Quelques marines nous bloquaient la route, forçant sur mes appuis, je m'éjectais droit sur eux. Une lame vient se planter dans mon ventre mais rapidement ils comprirent que cela ne serait pas suffisant pour m'abattre. Mes mains empoignent les deux crânes à ma portée et très vite leurs peaux fondent sous l'acide de ma malédiction. Mes hommes terminent le travail et la fuite reprend de plus belle sans un regard derrière, fermant nos yeux de tristesse en oubliant tous ceux qu'on doit laisser derrière. Au détour de la ruelle, les mortiers frappent les bâtiments qui surplombent notre route. Les ruines s'effondrent et ralentissent notre course. Encore une dizaine de morts chutent devant moi et c'en est trop. Bientôt, la colère devient plus forte. Incapable de poursuivre ma route, submergé par cette incommensurable rage qui me prend l'estomac. Je serre les poings et les dents, le regard sauvage et sombre s'abattant sur ces hommes qui n'hésitent pas, qui ne réfléchissent pas, qui ne font que suivre les ordres funestes d'une autorité tyrannique. Je prends une grande bouffée d'air pour calmer l'exécrable ardeur qui fait frémir chaque parcelle de mon corps. Je sors une clope devant ses armes pointées vers moi, ils vont passer à l'assaut, et je suis la cible. Je l'allume, aspire puis expire cette épaisse fumée.

« Agon, tu es en charge, prépare le bateau. »

Il ne discutera pas car il sait. Il sait que rien ne pourrait m'arrêter alors ils fuient avec le reste des hommes qui nous accompagnaient. Il y a d'autres petits groupes qui fuient vers le bateau, je les stopperais ici et nous pourrons fuir ensemble. Vivre à nouveau nos aventures, nous revoir libres et joyeux sur cet océan. Mon rêve ne s'arrêtera pas là. Les soldats de la marine se ruent vers moi, des balles traversent mon corps avant de fondre quelques centimètres derrière moi. Dès lors, je peux marcher vers eux avec un certain calme et cette aura chaotique qui englobe la totalité de mon corps tremblant d'excitation. Mes pas se rapprochent et ils vont bientôt connaître la terreur impulsive de cette puissante colère qui m'habite. Je croise mes bras devant moi et je les propulse pour faire jaillir des jets d'acide vers eux. Il y a plusieurs hommes mais ils ne font que fioritures, ils ne sont que déchets à mes yeux et aucun d'eux n'arrêtera l'inébranlable violence de ma terrible colère. Ainsi, je déverse ma haine dans cette sauvagerie inhumaine, de ma main, ils perdent la vie et je les envois pourrir dans les plus profondes abysses des enfers. Je continue ma route pour calmer cette immense souffrance qui s'éprend de moi. Tant de morts gisant sur le sol, tant de sang versé, et tout ça sous quel prétexte ? L'ordre mondial ? La justice ? Je ne leur pardonnerais jamais.

Je termine de nettoyer la rue et je reprends la fuite. Il n'y a plus de temps à perdre et désormais, il faut simplement survivre. J'ai gagné un peu de temps et récupéré quelques hommes qui sont loin devant maintenant. La cime des arbres apparaît devant moi et dès que je m'engouffre dans cette sombre forêt, j'ai enfin l'impression d'avoir vaincu. La sensation d'avoir résisté une nouvelle fois à l'affrontement éternel qui nous oppose à la marine. Je me vois naviguer encore, poursuivre cette quête de liberté absolue, et malgré ce funeste jour, malgré les pertes et les larmes qui seront versées pour le prix du sang, je peux me réjouir d'avoir survécu une fois de plus pour mener à bien les rêves des survivants. J'avais fais cette promesse lorsque nous nous étions tous échappés de l'orphelinat, je leur avais promis à tous, que nous serions plus jamais seul. Je refusais de les abandonner, et même si la réalité nous avait, à bien des égards, rendu la tâche douloureuse, nous étions toujours fièrement debout. On avait écumé les mers depuis cinq longues années, on avait brandit notre drapeau noir en signe de liberté et on se battait contre les affres houleux de nos existences bafouées.

La fin de la forêt se présente enfin à mon regard rassuré et je peux apercevoir mon navire, voiles déployées, prêt à partir. Mes pas accélèrent lorsque je pose mes yeux sur la plage. Il y a Agon qui se bat, je me dépêche encore mais l'explosion retentit et c'est déjà trop tard. Un vent violent frappe la plage et une épaisse fumée noire s'étend vers l'obscurité de la nuit. Les flammes jaillissent du navire et on peut entendre les hurlements retentirent. Les canons continuent de tirer, sans relâche, encerclé par deux navires, il ne faut que quelques instants pour couler mon bateau qui s'enfonce doucement dans les profondeurs de l'eau. Au même moment, la lame de son adversaire vient transpercer le corps de mon second, le sang s'échappe d'entre ses lèvres et il finit par chuter au sol. Inerte. Quelques planches remontent à la surface, des hommes tentent de si accrocher mais il n'y a plus aucune chance, ils ne pourront plus fuir. Le fier drapeau noir de mon équipage disparaît dans les cendres qui s'envolent jusqu'à la plage et Agon voit sa vie le quitter. Impuissant, le choc terrasse mon être et ce sont mes genoux qui lâchent les premiers. Ils viennent se perdre dans le sol et mon dos se courbe tandis que mes épaules tombent à leurs tours pour laisser mes bras tremblants retenir la détresse de mon corps. Ma vision est trouble et c'est un déchirement qui s'opère en moi. Tristesse, souffrance, colère, incompréhension, rage, et tout un tas d'émotions se mélangent pour exploser en moi, malgré tout, le choc me tétanise. Paralysé, mon corps refuse de bouger et les larmes coulent le long de mes joues. L'effroi m'accapare et je revis à nouveau cet atroce sentiment de perte. Ce vide immense qui terrasse chaque parcelle de sentiments positifs en moi, cette abominable souffrance qui me rappelle encore celle de mon enfance. Le jeune homme que je suis devenu s'enfuit pour laisser place à cet éternel gamin qui souffre en silence, hurle à la nuit et fuit ses démons comme un misérable lâche.

Le petit matin commençait à faire son apparition, et les navires marins partaient. Mission accomplie se disaient-ils sûrement, un équipage pirate entier venait de se faire décimer et ils riaient probablement en m'imaginant couler dans le fin fonds des flots. J'aurais du être sur ce navire, ils m'avaient vu fuir avec mon second et mes autres hommes, il ne restait plus personne sur l'île. Aucun autre survivant. J'avais échoué. Lamentablement. Et désormais, je n'étais plus libre. Non. J'étais seul.





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CHAPITRE II


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Dernière édition par Dante E-A. Dohakai le Sam 7 Nov - 9:07, édité 3 fois
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Lenka D. Schwarz
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MessageSujet: Re: Dante Elias-Arno Dohakai ♦ " L'avenir, fantôme aux mains vides, qui promet tout et qui n'a rien. " - Victor Hugo [en cours] Dim 13 Déc - 5:29

Oye,

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MessageSujet: Re: Dante Elias-Arno Dohakai ♦ " L'avenir, fantôme aux mains vides, qui promet tout et qui n'a rien. " - Victor Hugo [en cours]

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Dante Elias-Arno Dohakai ♦ " L'avenir, fantôme aux mains vides, qui promet tout et qui n'a rien. " - Victor Hugo [en cours]

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