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Bataille navale - Le navire fumant [solo]

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MessageSujet: Bataille navale - Le navire fumant [solo] Sam 19 Sep - 0:24


Bataille navale - Le navire fumant
C'était il y a quelques mois en arrière, avant que nous n'arrivions à Shabondy. Mes gars et moi, nous avions vogué sur Grand Line et venions de passer Water Sever, île que nous avions quittée avec hâte après nous être faits chasser par la population. Nous avions cassé du Marine à tout va, en profitant qu'il n'y ait pas trop de gradés. Mais il nous fallait maintenant déguerpir le plus loin possible avant que les conséquences de nos actes ne nous retombent dessus. C'était notre manière d'agir. Cogner, puis réfléchir. En espérant que tout se passe bien. Jusqu'ici, nous n'avions pas rencontré trop de difficulté. Justement, je commençais à trouver cela trop facile, il me fallait un peu plus de challenge. À bord depuis quelques jours, je m'ennuyais à mort. J'étais à l'arrière du bateau, accoudé sur la rambarde à observer le sillon que l'embarcation laissait sur son passage. J'essayais de me remémorer ces dernières minutes, ces dernières heures, ces derniers jours, semaines, mois ... Peu importe à quel point j'essayais de remonter, il y avait toujours des choses qui m'échappaient. Depuis ce jour où un soldat de la Marine m'avait attaqué par derrière, ma mémoire me faisait défaut et c'était peut-être la seule chose que je ne pouvais oublier : la haine que je ressentais envers le Gouvernement et leur armée qui était imprégnée en mon âme.

J'étais perdu dans mes songes quand mon ami Hichamaru, jouant le jeu du cliché, s'écria "navire en vue !". Cela attira mon attention, et c'était tant mieux ; j'en avais assez de broyer du noir. Je fis volte-face en lui tendant la main pour qu'il me file sa longue-vue, qu'il me lança depuis les enfléchures sur lesquelles il avait grimpé. Je l'attrapai avant de pointer dans la direction qu'il me désignait du doigt. J'y vis un navire qui mettait le cap droit sur nous. À en croire ce que je voyais il ne s'agissait pas de la Marine, ni de chasseurs de primes, mais bel et bien de pirates. Sûrement nous avaient-ils repérés de loin. Peut-être même qu'ils nous filaient depuis Water Seven. Quoi qu'il en soit, je rengainais la longue-vue télescopique avant de la glisser dans mon froc, puis je dis à mes frères d'armes :

- Les gars, préparez les canons. Je sens qu'on va s'amuser.

Ils s'exécutèrent. Je me jetais sur la rambarde bâbord du bateau en m'accrochant à une corde pour ne pas tomber, plissant les yeux pour observer nos poursuivants qui de loin, commençaient à dévier leur trajectoire pour se rapprocher tout en restant parallèlement positionné par rapport à nous, sûrement afin de tirer quelques boulets. Ils n'avaient pas l'air de novices, mais ils manquaient tout de même d'originalité. J'avais compris leurs intentions dès le début. Ils devaient se douter que je voyais clair dans leur jeu mais ils devaient penser qu'on ne pourrait pas contrer ça. Lorsqu'ils furent assez près pour que je discerne le nombre de canons qu'ils avaient le long de leur flanc, je compris pourquoi ils n'avaient pas peur de lancer un assaut aussi flagrant ! Ils devaient penser que quoi qu'il arrive, s'ils évitaient l'abordage, ils ne pouvaient pas perdre. C'était sans compter sur la particularité d'Hichamaru, qui nous immunisait plus ou moins contre les canons ...

- Prêts à faire feu !, s'écria Hichamaru.
- Très bien, Aka, reste-en bas, mitraille-les dès que je te donne le feu vert ! Hich, remonte, on va avoir besoin de ta peinture allégeante. Ils sont bien armés ces connards !
- Tu veux qu'on leur tire dessus ? On va pas leur distribuer quelques claques ? J'ai envie de niquer des races moi !
- Les manœuvres prendraient trop de temps, ils sont éloignés, au pire ils approcheront peut-être d'eux-mêmes quand ils verront que leurs canons ne sont d'aucune utilité.
- Comme tu veux ...
- Et puis peut-être que l'occasion se présentera par la suite !


Et il redescendit dans la cale où étaient les canons. Hichamaru quant à lui, me rejoint au bord du pont d'où on voyait les ennemis approcher. On entendit des coups de feu, puis le sifflement des canons qui frottaient l'air. Il dégaina son pinceau, qu'il secoua d'un geste horizontal, crachant à l'aide de son artefact une peinture grisâtre, comme s'il renversait un pot de peinture entier. La peinture recouvrit les canons qui heurtèrent le bateau sans grandes conséquences. Les moins recouverts s'étaient légèrement encastrés dans le bois avant de tomber à l'eau tandis que les plus allégés avaient simplement rebondi comme de vulgaires balles en plastique. J'étais pendant ce temps retourné à la barre, en criant "Feu !" à Akatsune qui avait allumé les mèches du canon. Pendant ce temps, j'avais légèrement viré à tribord pour orienter nos canons correctement sur l'ennemi. À ce moment précis, deux tirs successifs secouèrent l'embarcation et deux boulets fusèrent sur le bateau ennemi, qui perdit l'extrémité de sa figure de proue, et qui vit le parquet de son gaillard d'avant (sorte de pont situé à l'avant) se faire trouer comme une catin. Jusque là, pas de dégâts conséquents d'un côté comme de l'autre, mais nous nous en sortions bien malgré le nombre réduit de canons que nous avions par rapport à eux.

- Prêt à tirer !
- Déjà ? Parfait. Feu !


Et c'était reparti. Dès que nos canons avaient fait feu, je virai à bâbord soudainement, adoptant une trajectoire perpendiculaire à la première, de manière à ne plus du tout être dans la ligne de mire de nos ennemis tout en approchant de leur cul. Ma stratégie fonctionna plutôt pas mal puisque les boulets firent mouche en plein dans la cahute et la timonerie (parties arrières du bateau), tandis que les tirs ennemis, qui succédèrent aux nôtres, fusèrent sur le flanc de notre embarcation après que nous ayons entamé notre virage, alors qu'ils continuaient en ligne droite. Le désavantage d'avoir trop de canon, c'était le temps nécessaire pour les réarmer. J'en avais profité. Je virai ensuite à tribord pour les prendre en file. Nous les suivions de quelques dizaines de mètres, profitant d'un vent venant de l'arrière pour accélérer tandis qu'on les leur en privait, ce qui nous permit de les rattraper en un rien de temps. Notre figure de proue allait s'encastrer dans la cabine arrière de leur navire ce qui nous permettait d'accoster.

- Les gars, à l'abordaaaaage !

J'avais toujours kiffé dire ça. Akatsune était remonté sur le pont et nous avait rejoint, pour qu'on puisse débarquer chez l'ennemi tous ensemble. Armes levées, nous nous écrions en sautant d'un bateau à l'autre pour atterrir sur la dunette (sorte de plage à l'arrière) où nous attendaient quelques gaillards. Dès que je posais pied à terre (bien que nous soyons en mer), je fauchais un, deux, trois pirates alors qu'il en arrivait d'innombrables les uns après les autres. Combien étaient-ils ? Pour éviter qu'il continue d'y en avoir qui montent depuis le pont, Hichamaru aspergea l'escalier de peinture jaune. Il s'agissait d'un produit hyper glissant sur lequel les pirates bien trop précipités dérapèrent et se tombèrent les uns sur les autres alors que nous terminions nos affaires en haut. Les sous-fifres exterminés, ou bien mis à l'écart en dessous, il ne restait plus que les combattants les plus aguerris qui avaient simplement eu à sauter pour nous retrouver plus haut. Il s'agissait d'une splendide femme noire à la longue chevelure tressée, accompagnée d'une gamine ébouriffée, qui avait l'air d'une enfant sauvage plus qu'autre chose. Une vraie pirate dans l'âme.

- Messieurs, bienvenue à bord du Satellite. Arriver jusqu'ici est très honorable de votre part, mais me permettriez-vous de poser une simple question ?

Essuyant la lame de mon sabre dans les vêtements d'un des hommes à terre, j'arquais un sourcil en faisant signe de la tête que je l'écoutais, et qu'elle pouvait continuer.

- Savez-vous pourquoi ce bateau est nommé ainsi ?

Je la regardais droit dans les yeux, fixement, ce qui semblait l'intriguer quelque peu voire peut-être même lui donner la frousse. Si seulement elle savait que j'étais simplement en train de réfléchir ... On ne me surnommait pas Amnezy pour rien.

- Il est nommé comment déjà ?, dis-je en me grattant l'arrière du crâne. Abasourdie, la jeune femme regardait mes amis l'air de se demander si j'étais sérieux, avant de reprendre.

- Ce bateau est nommé le Satellite en raison du rôle qu'il joue. En effet, tout satellite qui se respecte gravite autour de sa planète ...

Et comme pour l'effet de style, alors qu'il semblait que nos assaillants jetaient l'éponge, une ombre surplomba le bateau et c'est ainsi que nous découvrions un gigantesque navire, aussi grand que les splendides bateaux de la Marine, qui avait la particularité de ... VOLER ! Surplombant le ciel, on ne voyait que son immense coque, qui cachait ses trois rangées les unes au-dessus des autres de onze canons alignés le long du flanc du bâtiment volant ; puis nous étions immergés dans l'épaisse couche nuageuse et semi-vaporeuse qui s'échappait d'un gigantesque moteur à l'arrière du vaisseau-mère qui venait de nous passer au-dessus de la tête. Ébahis, nous restions silencieux et bouches-bées de voir un tel spectacle s'offrir devant nos yeux bien qu'il ne fut que de courte durée avant que la scène ne devienne chaotique.

Le voilà en train de ... d'amerrir, secouant la mer en créant un véritable tsunami pour ceux qui s'y trouvaient, c'est-à-dire nous. Dans la fumée, nos ennemis tentèrent de nous saisir. C'était fourbe, pour ne pas dire pute, mais bien joué. Ils jouaient sur l'effet de surprise pendant que nous étions encore impressionnés. Mais elles étaient en infériorité numérique puisque leurs incapables ne pouvaient que difficilement monter, d'autant plus sans la vue, et quoi qu'il arrive elles ne pourraient tous nous immobiliser à la fois. Elles tentèrent tout de même. Encore sous le choc, mes deux alliés restaient sans rien faire quelques instants alors que mes problème de mémoire me sauvèrent la mise pour une fois. J'avais totalement oublié ce que je foutais là. Malgré l'obstruction de ma vue, je sentis la présence des personnes qui m'entouraient grâce à ce don que j'avais découvert peu de temps avant de filer sur les mers, ce que certains nommaient Haki. Je ressentis également les viles intentions de deux d'entre elles, et alors que la plus âgée de nos deux ennemies faisait un contour pour nous choper par derrière, je me retournai et lui administrai une explosive patate en pleine tronche, lui brisant le nez à sa plus grande surprise et l'expédiant contre la rambarde. Elle était certainement sonnée pour quelques minutes. La vapeur commençait à se dissiper, mais soudain, une gigantesque vague secoua le bateau et fit tomber à la renverse la jeune pirate qui tentait d'approcher d'Hichamaru. Nous trébuchions également mais nous rattrapions vite, avant que mes amis ne fassent des deux filles nos prisonnières de guerre, l'une étant dans les vapes et l'autre, une simple gamine, et donc facilement maîtrisables.

Le reste de l'équipage finit par nous rejoindre, mais avec leurs supérieures sous notre menace, ils n'osaient pas approcher. Immobile, silencieux, je fixais le navire fumant comme un enfant regarderait le jouet qu'il voudrait pour Noël. Je me tournais vers Hichamaru et Akatsune avant de leur pointer le bâtiment du doigt.

- Keski fout là le grand bateau ? On l'prend ?
- Euh ... C'est un peu le vaisseau-mère de cet équipage qui nous a attaqué, rappelle-toi ...
- Sérieux ?
, dis-je en me tournant vers le gigantesque navire. Les mains sur les hanches, je l'admirai. Il fallait dire qu'il était vraiment beau.

Look du bateau vu du ciel:
 

- On peut leur péter la gueule avant frère ?

Ça, c'était Aka tout craché. Bien sûr, d'un oui de la tête je lui donnais la permission de leur casser la gueule. Enfin, la permission ... Ils n'étaient pas à mon commandement à vrai dire, mais il y avait certains points sur lesquels j'étais pointilleux, notamment en bataille navale, où j'aimais bien prendre les rênes. Et puis pour ce qui était de la baston, Aka en voulait toujours trop et nous avions décidé à trois qu'il ne frapperait que les ennemis qu'on validait. Après avoir cassé quelques bouches et jeté quelques connards par-dessus bord, il était temps de passer aux choses sérieuses. C'était même les choses sérieuses qui passaient à nous, puisque les pirates de la Planète abordèrent le Satellite pour nous rejoindre sur le pont, après qu'Akatsune ait fini l'travail. Il y en avait en tout pour une bonne quarantaine de types, tous ayant l'air aussi costauds les uns que les autres, sauf deux trois qui avaient l'air sacrément nazes. Y'avait aussi une team de quatre spécimens chelous. Celui qui semblait être le capitaine s'avança.

- Vous avez des couilles pour être arrivés jusqu'ici, cependant, votre aventure s'arrête là. Les hommes de mon navire n'ont rien à voir avec les sous-fifres que j'envoie sur les eaux pour nous servir d'appât, et jusqu'ici, personne ne nous a résisté : nous avons pillé tous les bateaux ayant mordu à l'hameçon et vous ne serez qu'un trophée de plus !
- Arrête ta causette veux-tu, chez moi, on parle avec les poings
, dis-je en me craquant les doigts et en lui lançant un sourire provocateur.
- Bien, qu'il en soit ainsi.

Et nous fûmes attaqués par une horde de pirates. Bien évidemment, ils ne parvinrent pas tous jusqu'à nous : Hichamaru leur tirait dessus à base de gerbe de peinture orangeâtre qu'il crachait de son pinceau, peinture ayant la propriété d'être une superglue. Les quelques personnes touchées furent immobilisés voire figées les unes contre les autres, dans l'incapacité de poursuivre le combat. Il en chopa trois puis deux, ne laissant plus qu'une trentaine d'adversaires à éliminer. Akatsune lui, avait foncé dans le tas. Il enchaînait les One Shot à base de gros kick, gros punch, gros coup d'boule, toujours bien placé dans la gueule et se permettait même d'en jeter quelques uns par-dessus bord. Quant à moi, je fus pris d'un moment d'absence, ayant totalement oublié que j'étais sur un champ de bataille. Je dévorais du regard ce splendide bateau qui me faisait face et était de nouveau épris d'une langoureuse envie de le voler.

- Eh les gars ! Ça vous dit qu'on chour' ce bateau ? Il est crapuleux !

Le capitaine ennemi prit cela comme une provocation. Il ordonna à deux des quatre types qui restaient à côté de lui d'entrer dans la bagarre. Sur leur sillage, ils dégagèrent leurs propres nakamas pour attaquer Hich' et Aka' violemment. Les deux ressemblaient à des démons ; l'un avait la peau rouge, l'autre la peau bleue, ils étaient immenses et devaient bien mesurer dans les deux mètres dix, ils étaient musclés comme pas possible et avaient une coupe à la samouraï. Torses nus, les bras croisés, ils regardaient mes frères de haut après les avoir envoyés valdinguer dans le décor.

- Oh sa mère ... Mais j'vais vous enculer !!!

Il n'en fallait pas bien plus pour m'énerver, mais mes partenaires se relevèrent sans mal et me prièrent de les leur laisser. Je regardais alors les deux ogres l'un après l'autre avant de lancer un regard frigide au capitaine, qui me regardait en souriant alors que ses deux pièces maîtresses restantes étaient encore à ses côtés.

- On va vite ôter ce sourire de fils de pute de ta sa gueule. Rrrrk, peuh !

Juré craché, comme on dit ! Le combat entre mes frères et les deux gros tas de muscles s'entama. Mon sang commençait à bouillir dans mes veines. Les poings et les dents serrés, je me retenais de leur distribuer des grandes pêches. Le gros tas rouge faisait face à Hichamaru. Moins fort physiquement, il devait être plus intelligent. Il avait eu une démonstration de la force et de la vitesse de son adversaire, et allait jouer de ça. Premièrement, il cracha à l'aide de son pinceau une peinture argentée qui jaillit jusqu'à l'adversaire qui s'approchait à grande vitesse, et qui eut donc du mal à esquiver. Elle sécha très rapidement, et Hichamaru reculait au fur et à mesure que son adversaire avançait. Quelques instants plus tard, tous les objets métalliques, dont les armes présentes ici en masse, furent attirées en direction de cette tâche de peinture qui, une fois sèche, prend des propriétés magnétiques très poussées. Une bonne vingtaine d'épées fusèrent sur la masse de muscle qui se fit taillader de toute part, ainsi que planter dans l'épaule gauche. Il était quelque peu acculé ; mais un grand gaillard comme lui n'était pas près de lâcher le morceau pour ce qu'il considérait comme une égratignure.

Pendant ce temps, Aka' faisait face au gros bleu. Ce dernier fusa sur lui avec une rapidité déconcertante malgré sa masse, et décocha une puissante droite plongeante, puis une gauche, qu'Aka esquiva en reculant une fois, deux fois, avant de se retrouver coincé contre le mur d'une cabine. Le gros tas d'muscles, les bras croisés après ses deux coups, décroisa les bras pour donner deux revers qui percèrent le mur en créant une brèche horizontale alors que sa cible avait fléchi les genoux pour esquiver par en-dessous. L'instant d'après, Aka profita de son esquive pour faire un bond en dépliant les jambes rapidement, un saut en ciseaux précisément, grâce auquel il put administrer un puissant kick en frappant du plat du pied sous le menton de son ennemi. Le pauvre fut renversé en arrière et dès qu'il posa pied à terre, Aka lui fonça dessus en dégainant son couteau de cuisine qu'il lui enfonça dans la gorge sans se poser de question.

Quant à Hichamaru, il avait vu cette dernière action et ragea de n'avoir pas pu terminer son ennemi avant Aka. Il devait donc passer aux choses sérieuses. Il faisait tourner son pinceau entre ses doigts, avant de le pointer vers son adversaire. Il fit gicler une grosse gerbe de peinture rouge bordeaux, que son ennemi esquiva sans difficulté cette fois-ci, après avoir vu ce jet plus d'une fois. Mais c'était en fait anticipé par le peintre, qui immédiatement après son "tir" s'était élancé dans la direction de son ennemi afin de lui rentrer dedans. En pleine esquive, il ne put échapper au puissant plaquage qu'on lui réservait et se fit basculer en arrière, sur la peinture rouge qui avait tâché le mur dans son dos. Il s'agissait en fait d'une peinture pouvant créer des piques, comme des stalagmites, sur la surface qu'elle recouvrait. Il s'en forma donc dans le dos du costaud qui avait esquivé sans ne rien voir venir, et Hichamaru le poussa dessus afin de le transpercer de toute part sans qu'il ne voit rien venir. C'était peu esthétique, mais bien pensé et très efficace. Éventré de toute part, et déjà blessé au préalable, le pirate ennemi succomba.

Aka' revint se positionner à mes côtés, alors que les trois pirates restants avaient perdu leurs sourires narquois qui m'énervaient depuis le début. Hich' restait dans leur dos, là où il avait achevé son ennemi. Les mains dans les poches, cette fois-ci c'était moi qui leur adressais un sourire d'enculé.

- Héhéhé. C'est limite trop facile. Y'en a d'autres en haut ou y'a que vous pour défendre ce trésor ?
- Rien n'est encore joué. Et tu n'es pas au bout de tes surprises ! Ces deux-là sont des utilisateurs de fruit du démon, et tu ferais mieux de faire tes prières avant qu'on ne t'expédie tout droit en enfer !
- L'enfer, tu dis ? C'est justement d'où on vient. Il va t'en falloir plus pour nous faire peur !


C'en était trop. Il fallait que je leur rentre dans le lard. Toute cette agitation autour de moi sans que j'y prenne part ! Je sautillais sur place comme pour m'échauffer avant de perdre toute ma dynamique. Je regardais ces mecs avec étonnement avant de demander à Aka :

- J'sais pas qui c'est mais j'aime pas leurs gueules. Ça t'dit qu'on les pète pis qu'on aille péta le bateau qu'y'a derrière ?

Aka explosa de rire. C't'enfoiré, mes pertes de mémoire, ça le f'sait marrer. Les ennemis eux, ne comprenaient pas trop, mais n'aimaient généralement pas trop le ton que j'employais pour parler d'eux. Je marchais sereinement en direction des trois derniers ennemis alors que chacun d'eux s'attribuait un adversaire. Je me retrouvais face au capitaine, qui dégainait son épée, tandis qu'Aka se retrouvait face à un type tout petit, vêtu de vêtements trop longs pour lui, des vêtements semblables à ceux que porteraient des pratiquants de kung-fu. Hich quant à lui, faisait face à un grand chauve (Hich devait lui arriver aux tétons), tout maigre, à la peau toute rose.

- Merde pourquoi c'est moi qui me tape la demi-portion !

Les mains dans les poches, Aka se voyait déjà gagnant. Il se doutait que les apparences étaient parfois trompeuses, et que de toute façon son adversaire avait un pouvoir qui dépassait les limites de son corps, que peut-être sa force ne résidait pas dans ses capacités de combat au corps à corps ... Mais il se voyait difficilement vaincu par une merdouille sur patte, aux yeux si bridés qu'on les aurait crus clos, avec des incisives si longues qu'il avait l'air d'un castor. Les deux ennemis se firent face et après que la mini-taupe ait tendu son bras vers Akatsune, se dernier se prit une droite sans même qu'il ne comprenne ce qu'il s'était passé. Il fut propulsé contre le mur troué par le géant un peu plus tôt, et s'y encastra. Un peu secoué, il regardait son ennemi avec stupeur. Il n'avait pas compris comment il avait été frappé.

- C'est pas la taille qui compte, fils d'inceste.

Et il s'élança sur Aka qui, remis sur pied, se mit en garde et prit au sérieux son adversaire. Celui-ci avançait en zigzaguant comme pour perturber Aka, qui savait désormais qu'il risquait d'être attaqué à distance. Mais contre toute attente, le nain ne frappa pas de loin, mais sauta pour atteindre la hauteur du visage d'Aka afin de lui décocher une droite à l'aide de son petit bras de la taille de celui d'un petit enfant. Aka mit son bras en guise de parade mais celui de son adversaire eut comme un mouvement d'allongement, ou plus précisément de dépliement, et passa à côté de la garde d'Aka pour le cogner sur la tempe, l'envoyant à terre, glissant jusqu'à la rambarde sur le bord du pont.

Cette fois-ci, Aka avait compris, d'ailleurs, il vit son adversaire devenir de taille normale, remplissant désormais totalement ses vêtements dans lesquels il nageait jusqu'ici, même ses manches ayant la taille double des bras d'un être humain dit normal.

- Comme tu l'auras compris, je suis l'utilisateur du fruit des plis, un fruit permettant à mon corps de se plier autant de fois que je le veux. Surprenant non ?

Et il reprit sa forme toute pliée, qui ne devait pas mesurer plus de 80cm. Il harcela Aka de ses combinaisons au corps à corps usant de ses plis pour allonger sa portée, contourner la garde de son adversaire, amplifier la puissance de ses coups .. De son côté, Hichamaru était aussi en peine. Son adversaire était doté de pieds semblables à des serres d'aigles et le moindre contact avec l'une de ses griffes l'aurait lacéré de toute part. Il ne faisait qu'enchaîner les cabrioles pour éviter d'être touché sans avoir d'opportunité d'esquiver. Mais il fut pris d'un élan d'inspiration. Alors que son adversaire lui préparait un kick circulaire visant les côtes, Hichamaru s'avança d'un grand pas, laissant le kick frapper dans le vide alors qu'il lui encastra son coude dans l'estomac. Plié en deux sous le coup, il se prit ensuite un uppercut en plein menton qui l'envoya valdinguer dans les airs. Il fit même quelques tours sur lui-même avant de soudainement déployer des grandes ailes de rapace, grâce auxquelles il se rattrapa au vol et s'élança vers Hichamaru avant d'élancer les serres en avant à la manière d'un faucon fondant sur sa cible. Il lui infligea quelques griffures et répéta l'opération un bon nombre de fois, jouant avec son adversaire avec l'intention de l'user à petit feu.

Je faisais quant à moi face au capitaine du navire, qui utilisait tout comme moi un sabre pour le combat. Il était plutôt trapu, et utilisait un sabre en conséquence : une lame courbe, longue, mais qu'il maniait avec simplicité et légèreté. On aurait dit une lame perse. Après avoir adopté une position d'escrime plus ou moins classique, il s'avança vers moi pour me trancher d'un revers. Je choppai alors le sabre que j'avais sur le dos afin de donner un coup vertical en opposition, faisant s'entrechoquer les armes dans un tintement métallique qui ne semblait être que le début d'une longue série. Suite à cela il enchaîna avec un puissant coup depuis le haut que je dus dévier en levant mon sabre et faisant un pas en avant, ce qui réduisit son élan et donc sa puissance. Mais c'était sans compter sur son anticipation qui lui permit de se hisser dans mon dos en tournant simplement sur lui-même, avant d'enchaîner avec un puissant coup de manche dans mon dos, dont la puissance était amplifiée par la continuité de son mouvement. J'avais eu le temps de le voir venir mais pas de réagir. Déséquilibré, je fis quelques pas vers l'avant puis je me tournais pour faire face à mon adversaire. Il allait falloir ruser pour venir à bout d'un bretteur de sa trempe.

Pendant ce temps, un peu plus loin sur le pont, Akatsune prenait sa raclée. L'arcade explosée, le nez en sang, il se relevait tant bien que mal alors que son adversaire sautillait sur place, comme s'il ne considérait ça que comme un échauffement. Aka tremblotait et avait les larmes aux yeux. Son adversaire eut le malheur de le traiter de chochotte ... Ce qu'il ne savait pas, c'est que c'était une réaction qu'il ne pouvait se retenir d'avoir lorsqu'il était dans un colère noire ... Les larmes et les tremblements étaient simplement nerveux et il n'allait pas tarder de le comprendre par lui-même. Aka encastra ses doigts dans le tonneau qui se situait à côté de lui, afin de le saisir et de le lancer violemment sur son adversaire comme s'il ne pesait que 20 grammes. L'objet percuta sa cible qui se protégea tout de même avec ses bras, laissait le tonneau exploser au contact. Mais pendant la demi-seconde de diversion que cela avait procuré à Aka, ce dernier avait usé du pouvoir de son fruit du démon qu'il se refusait d'utiliser jusqu'alors pour se transformer en une sorte de mante religieuse géante, dotée de bras tranchant et d'une vitesse exceptionnelle. Usant de celle-ci pour approcher rapidement de son adversaire, il lui donna un coup tranchant qui le taillada sur toute la longueur du torse en l'envoyant à son tour s'exploser contre un mur. Sans lui laisser de répit, Aka fusa à nouveau sur lui avant de reprendre forme humaine, l'enchaînant de nombreuses patates sur tout le corps. Il termina avec un violent uppercut qui envoya son adversaire dans les airs. Il transforma alors son bras droit en ce bras de mante religieuse tranchant dont il était doté, afin de lui donner un violent revers à la retombée. Bien qu'il put se protéger et éviter les points vitaux, son adversaire reçut tout de même une série de dégâts importants qui remettait la balle au centre.

Pour sa part, Hichamaru n'avait pas réussi à reprendre le dessus. Il avait tenté plusieurs techniques pour renverser la situation, comme par exemple recouvrir son corps de la peinture bordeaux créant des pics, afin de se constituer une armure piquante tel un oursin. Mais les pics n'étaient pas assez résistants pour faire face à la puissance physique de son adversaire qui les avait brisés un par un à l'aide de ses serres ! Cependant, il pouvait recréer autant de pics qu'il le souhaitait et tant qu'il en était vêtu, l'homme-rapace ne pouvait plus l'attaquer avec cette technique basique. Ce dernier, lassé de simplement arracher des picots du dos de son ennemi, atterrit afin d'engager le combat rapproché. Il avait pris sa forme hybride, devenant un grand homme doté de plumes aux bras et d'un bec crochu, avec des serres en guise de pieds.

Les deux hommes s'élancèrent l'un sur l'autre avant que l'homme-rapace ne soit percuté par un objet volant non-identifié. Il s'agissait de moi, en fait : après quelques échanges, mon adversaire avait de nouveau profité d'une ouverture pour frapper d'un violent coup de paume qui m'avait envoyé valdinguer sur plusieurs mètres, malheureusement droit sur son équipier. Nous chutions tout deux par-dessus bord ... L'homme-rapace, capable de voler, se rattrapa avant de tomber à la flotte tandis que moi, je brandis mon sabre au-dessus de la tête, lame pointée vers l'avant, afin de la planter sauvagement dans la coque du bateau de manière à me freiner dans ma chute. Suspendu à ma lame je cherchais un moyen de remonter avant de voir celui qui était tomber avec moi me foncer dessus sans scrupule. Je plaquai mes pieds à plat contre la coque afin de tirer sur le manche de mon sabre de manière à le retirer de son trou, me laissant tomber juste avant qu'il ne me heurte en pleine chute. Je mis mon sabre en opposition à son bec avec lequel il comptait m'empaler, puis glissai mon bras derrière sa tête afin de caler sa nuque dans le creux de mon coude. La lame de mon Meitou était à plat contre le corps de mon adversaire. Celle-ci étant agrémentée de petits cristaux de granit-marin, elle annula ses pouvoirs et fit disparaître ses ailes. Nous étions désormais en pleine chute libre droit vers l'eau.

Nous plongions donc dans la mer agitée, et j'égorgeais mon ennemi sans scrupule alors qu'il était démuni de la moindre de ses forces. Je refis surface aussi vite que possible ; le bateau était plus ou moins immobilisé suite à l'encastrement du nôtre dans le leur mais il s'éloignait petit à petit ; j'entamai alors une nage improvisée, totalement instinctive, de manière à me diriger vers mon bateau. Sachant pertinemment qu'on risquait de finir à la flotte, j'avais toujours laissé une corde en forme d'échelle afin de pouvoir remonter à bord en cas de besoin. Je me hissai donc jusqu'au pont de mon bateau avant de retourner sur celui dans lequel nous étions rentrés précédemment. Akatsune menait un combat acharné contre l'homme-plis qui trouvait le moyen d'esquiver et contrer grâce aux pouvoirs de son fruit sans pour autant trouver la puissance nécessaire pour blesser Akatsune qui, rendu robuste par sa transformation, encaissait facilement.

Je m'inquiétais cependant bien plus pour Hichamaru. Privé d'adversaire, il s'était sûrement retrouvé face au capitaine ennemi qui lui; n'allait pas se faire prier pour réserver à mon frère d'arme le même sort que j'avais offert à son propre subordonné. Mais à ma plus grande surprise, il s'en sortait plutôt pas mal : il courait dans tous les sens en pointant son pinceau vers l'arrière, lequel crachait des énormes gouttes jaunes qui en touchant le sol, formaient des bananes. Il fuyait son adversaire tout en l'empêchant d'approcher le temps que je ne revienne ... C'était peut-être lâche mais il valait mieux ça que de crever. Il s'en sortait plutôt bien, et heureusement pour lui, car je restais sur place à l'observer en essayant de me souvenir ce que je foutais là. Foutue perte de mémoire ! Me frapper à un tel moment ! Tout ce que j'avais comme information était ces pensées négatives qui émanaient de nos deux adversaires et que je ressentais grâce à mon haki. En les voyant affronter mes amis, je devinais qu'ils étaient nos ennemis mais je ne savais plus lequel des deux j'étais sensé affronter. Alors du haut de la cabine sur laquelle j'avais atterri en sautant depuis notre embarcation, j'effectuai un grand saut en levant mon sabre vers le haut, avant de saisir le creux de mon coude à l'aide de la main gauche. J'atterris dans le dos de l'homme-plis, qui me sentit surgir de nulle part mais se fit trancher de haut en bas sans avoir même eu le temps de comprendre ce qu'il se passait, après avoir pris un slash d'épée vertical de la main droite que j'avais amplifié grâce à ma main gauche.

- Hibashira.

C'était l'intitulé de ma technique de sabre, qui avait pour caractéristique de même pouvoir trancher le métal. Ses deux moitiés se déplièrent totalement avant de tomber chacune d'un côté, dévoilant des membres relativement longs, digne d'une personne issue du peuple des Longs-Bras. Le poursuivant d'Hichamaru s'arrêta de courir en voyant son ami se faire trancher en deux. Il restait silencieux, immobile, les yeux écarquillés et bouche-bée, n'en croyant pas ses yeux. Il lança alors un regard noir sur Hichamaru, avant d'effectuer un puissant bond dans sa direction, sabre armé vers le haut, prêt à fendre l'air pour trancher sa cible d'un seul coup. Ce dernier sentant venir les ennuis, il pointa son pinceau devant lui avant de le faire cracher une gerbe de peinture noire, laquelle frappa le pirate en plein visage. Il s'agissait d'une encre simple, sans pouvoir, si ce n'est celui d'être indélébile. Cela n'empêcha pas le pirate de frapper mais il le fit plus ou moins à l'aveuglette, ce qui réduisit sa force et laissa plus de possibilités d'esquive à sa cible, qui d'ailleurs se jeta vulgairement sur le côté afin d'éviter d'être frappé par son ennemi à l'atterrissage.

Le pirate s'essuya les yeux dans ses manches avant de nous faire face. Il était épris d'un courroux si intense qu'il ne se rendait même pas compte de la grimace qu'il faisait, il hurlait des phrases qu'on ne comprenait même pas avant de s'élancer dans notre direction. Akatsune lui barra la route en changeant son bras en patte de mante ancestrale, aussi tranchante qu'une épée, et vint lui donner un revers que son adversaire para simplement à l'aide de son sabre. Il enchaîna alors très rapidement avec un punch, renforcé par un haki de l'armement plus ou moins maîtrisé mais amplifié par la colère. Le coup le frappa en pleine tête et il s'envola si vite à cause de la puissance de l'impact qu'il traversa le mur de la cabine déjà amoché et ne se releva même pas. C'était d'ailleurs la première fois que nous faisions face au haki du renforcement, pouvoir auquel Aka ne pouvait rien faire. Abasourdi, je serrai le manche de mon sabre avant de charger mon adversaire pour entamer la bataille finale.

J'arrivais avec un premier coup de sabre, un slash de bas en haut visant à le taillader le long du torse. L'ennemi le para avant de se décaler de deux vifs pas croisés sur sa gauche, souhaitant se hisser dans mon dos. Mais parfaitement concentré, cette fois-ci je ne le laissais pas jouer de son excellent jeu de jambes et je fis les mêmes pas de manière à rester parfaitement face à lui. Il lança alors un coup d'estoc, que je déviai en balayant l'air devant moi du plat de ma lame. Lorsque la pointe de son sabre fut écartée, je profitai que nos épées soient l'une contre l'autre afin d'avancer, faisant glisser ma lame le long de la sienne jusqu'à lui administrer un coup de boule. Mais le bougre m'avait vu venir et s'évada sur sa gauche d'une roulade, se retrouvant à une bonne distance d'environ trois pas. C'était parfait.

Après s'être relevé, mon adversaire se remit en garde. J'attaquais immédiatement afin de profiter de la distance entre nous qui était nécessaire pour ma prochaine technique. J'avançais d'un pas en armant mon sabre comme si j'allais donner un coup puissant, laissant une ouverture à mon adversaire dont il pourrait tirer profit à l'aide d'une attaque rapide. Mais à peine l'avait-il remarqué et porté son attention dessus que soudainement, je me jetai en avant et un peu sur la gauche, me retrouvant plus qu'à un pas de mon adversaire, totalement déséquilibré. Mais le déséquilibre faisait partie intégrante de cette technique, car une fois sur le point de chuter je n'avais plus qu'à prendre impulsion contre le sol à l'aide de mon seul pied d'appui afin d'effectuer un dernier pas, qui était plus un bond à ras le sol qu'un pas à proprement parler. Durant ce déplacement, je donnai un coup de sabre dans les côtes de mon adversaire qui n'avait simplement pas pu suivre cet enchaînement très rapide entre le moment où je feintais de donner un coup puissant et le moment où j'avais frappé. En fait, cette feinte était simplement une diversion pour attirer l'attention de mon adversaire qui, songeant certainement à un contre ou à une parade, et ne s'attendant pas du tout à un déplacement de ce genre qui n'est pas du tout un mouvement conventionnel en escrime ou tout autre genre de maniement d'épée, avait l'impression de me voir disparaître de son champ de vision avant de recevoir une blessure profonde. Effectué avec la vitesse que me permettait mon corps maigre, c'était simplement une attaque ultime au corps à corps.

Après ce dernier pas je me croûtais contre le parquet du pont avant de me réceptionner d'une roulade, me retrouvant accroupi le bras tenant mon sabre bien tendu, face à mon adversaire qui n'avait pas compris ce qu'il s'était passé et qui tentait d'encaisser tant bien que mal le coup que je lui avais porté. Je me relevais ensuite en énonçant le nom de ma technique.

- Narukami. Une technique jouant à la fois sur la vitesse, la feinte, et un déplacement si hors de l'ordinaire que sa cible a l'impression de me voir totalement disparaître.

Et je marchais en direction de mon adversaire qui n'avait pas encore dit son dernier mot. Mais comment se battre sérieusement avec une entaille profonde au niveau des côtes ? Le moindre mouvement lui ferait perdre beaucoup trop de sang, en plus de lui infliger une intense douleur. Sa hargne était honorable et il se crevait à donner des coups de sabre dans tous les sens avec désespoir, tandis que je restais simplement à distance pour rester hors de sa portée. C'est alors que surgit soudainement une mante religieuse géante dont les bras ressemblaient à des lames de faux ; elle sortait de la cabine cassée et croisait les bras. Elle les décroisa en arrivant à portée du capitaine pirate, ses lames faisaient office de ciseaux géants. Elles tranchèrent la tête du pirate sans scrupule, comme s'il n'était qu'un vulgaire gibier. L'insecte à taille humaine reprit sa forme initiale, dévoilant le jeune rouquin qui s'était mangé une énorme patate un peu plus tôt. Il saignait d'ailleurs un peu de partout à cause de ses combats précédents, mais surtout de la tête à cause du dernier coup. L'air contrarié, il me lança un regard furieux.

- Il l'aura méritée, celle-là. Pis t'as volé mon kill t'à l'heure.
- Ah oui ? J'vois pas de quoi tu veux parler, haha ...
répondis-je sur un ton sarcastique, simulant une nouvelle perte de mémoire.

Nous pouvions enfin décompresser. La bataille était finie. Elle était rude, mes deux frères de coeur étaient d'ailleurs bien amochés, bien plus que moi, sûrement étais-je le plus chanceux de nous trois. Il nous fallait désormais récupérer les quelques babioles que nous voulions garder pour ensuite les ramener sur l'immense bateau volant, que nous allions à présent garder pour faire de lui notre nouvel embarcation.
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Bataille navale - Le navire fumant [solo]

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