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En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower]

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MessageSujet: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Mer 7 Oct - 13:35


La matinée...

Rosyln L. Hightower & Graham Gaalrad

"En ce qui brise la monotonie"

La matinée... Mon lendemain se levait, je l'accompagnais une nouvelle fois. Il était quatre heures du matin, l'heure à laquelle je me lève habituellement, mais cette fois-ci je n'avais pas choisi de dormir comme dans les normes, j'avais décidé de réutiliser l'enseignement que j'avais reçu. Ayant pris la posture du lotus, je n'avais pas dormi mais j'avais médité toute cette nuit. Comme attendu, il ne me fallut que quatre heures de méditation pour invoquer toute mon énergie à moi, tout mon fluide. Une puissance confirmée, suffisante et ces quatre heures m'avaient bien permis de stabiliser mon corps et mon esprit comme douze heures de sommeil. J'en avais aussi profité pour repenser et revisionner mes souvenirs et mes pensées. Celle qui restait toujours élevé en moi, c'était cette désignation de « maître » qui me suivait. A un titre que l'on m'avait offert, je ne sais pas quoi en penser. A mes yeux, je ne suis pas un maître, seulement encore un disciple qui s'avère possesseur de plus savoirs et de connaissances que la moyenne peut-être, ou bien est-ce le contraire. Mes paroles intéressent, ma sagesse intéresse, mon savoir intéresse, et pourtant, qu'est-ce que moi, je devais faire ? Je suis arrivé à un stade si haut que je n'ai plus le droit à la moindre erreur ; c'est l'une des raisons qui m'avait poussé à quitter l'école d'art martiaux que j'avais fondé. Peut-être devrai-je continuer à me montrer éternellement fort aussi vainement que possible, seulement pour les autres, pour leur vie, pour ce monde. J'avais bien un impact, mais jusqu'où je le porterai ?
Je quittai mon lit.
La Marine, les Pirates, la Révolution... Après soixante-dix ans, rien n'a suffisamment changé. Les efforts de chacun sont insuffisants, mais voilà là le rythme de la nature, le rythme de ces hommes, ou plutôt des êtres doués d'intelligence. Des progrès mineurs, un ensemble incorrect, un rythme bien trop jeune.

Je descendis les escaliers sans un bruit. J'ouvris les fenêtres offrant vers l'extérieur pour aérer les énergies : il y avait beaucoup de tension ici et je n'avais pas envie qu'Ayumu soit affecté. L'ambiance ici est vraisemblablement unique, trop propre en présence et épurer, elle était chargée d'énergie. L'excès est mauvais. J'enfilai mes chaussures, puis je sortis en faisant route vers mon bar. Arrivant ici, j'y entrai, m'équipant d'un chiffon et d'un balaie pour nettoyer la salle.  La soirée dernière était comme à son habitude brutale, sauvage, plongée dans l'alcool. Je nettoyai ainsi. Aujourd'hui, La Porte des Enfers restera fermée, elle n'accueillera personne.
D'autres souvenirs me vinrent à nouveau. Mon école... Et dire que j'ai l'air d'avoir la vingtaine alors que oui, j'en possède strictement le double. Mon corps est puissant, allant à l'encontre de la vieillesse, je devrai vivre deux fois plus longtemps qu'un être lambda. Ce qui est bien ironique, car j'avais été maître d'une école où comme je l'attendais de mes disciples, ils pensaient que l'apparence ou l'âge affirmait la sagesse  et l'expérience, ce qui n'est pas le cas. Là-bas, j'ai transmis la philosophie, les arts du combat, ce que j'en savais. Je me souviens d'avoir été proche de quelques de mes disciples, qu'ils étaient à mon écoute mais qu'ils ne comprenaient pas. C'est ici où j'avais commencé  à comprendre ce qui est requis pour être maître, j'avais aussi ressenti cette frustration que je pouvais porter à mes exigences trop sévères, trop grandes. A mes yeux, c'était le minimum mais à leurs yeux, le maximum. Ils n'étaient pas le disciple que j'attendais, mais je leur avais grandement enseigné ce que je savais. L'espoir de voir ses disciples briller, être plus fort...

Je repositionnai les tables, les tabourets en perfection avec l'environnement. Ensuite, le juke-box, le reste. Je vérifiai ensuite chacune des bouteilles, la réserve, les verres, mais je n'entrai pas dans la salle secrète. Je savais que tout était en ordre. Les cuisines n'étaient pas utilisées.
Plusieurs heures passèrent enfin, je finis par ressortir de mon bar en ayant pris soin de verrouiller les issues. Les clients habituels étaient alors postés juste devant moi, ils ne semblaient pas content mais en même temps, la peur les empêchait de se plaindre face à moi. J'ai malgré pu entendre des inquiétudes à mon sujet. Il semblerait que La Porte des Enfers ouvre de moins en moins ses portes et que cela serait dû aux affaires qui marchent moins bien. Je pris la direction du grand marché de la ville, j'avais des choses à acheter.
Je me jetai à nouveau dans un autre déplacement, m'embarquant à travers des marchands de fruits, de légumes, parfois autres, parfois salué par des habitants que j'aurai aidé, parfois crains... Il y avait de tout et je contentai du minimum, m'enfonçant dans une petite foule.
Alors, j'entendis comme un vacarme devant moi, il y avait beaucoup de bruits ou bien, des ennuis. Je m'approchai ainsi, le visage neutre et les mains dans les poches. En y repensant peut-être qu'avec mon apparence, je pourrai être considéré comme un pirate d'une certaine façon ?

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Rosyln L. Schwarz
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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Mer 7 Oct - 20:17

En ce qui brise la monotonie
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« De sombres pensées envahirent son esprit, rampant sur ses épaules jusqu'à s'infiltrer dans sa tête, lentement. Ses efforts pour les chasser furent vains. C'était un mélange de mélancolie, de haine et de rancœur. Le tout la plongeait dans une profonde confusion.
Elle fixa ses doigts, sans comprendre, le regard vide. L'eau coulait entre ses phalanges, et elle en appréciait le contact tout en se perdant des ses songes. Les souvenirs affluaient à sa mémoire, figés, comme des photographies. Chaque nouvel assaut lui présentait un autre fragment du passé. Qu'avait-elle bien pu faire pour mériter cela ? Peut-être que certaines personnes tiraient les bonnes cartes dans le jeu du destin. Mais ce n'était pas son cas. Et ainsi, elle se retrouvait seule aujourd'hui. Abandonnée par ceux qu'elle avait considérés comme ses camarades. Les membres de son équipage. Avait-ce seulement été le cas, ou était-elle encore trop naïve, malgré les épreuves qu'elle avait vécues ?
Elle fronça les sourcils, et ce faisant, sortit brusquement de sa rêverie. Elle pencha son visage vers l'évier, et s'envoya une gerbe d'eau à l'aide de ses mains. Les gouttes ruisselèrent sur sa peau, s'attardèrent sur ses cils, avant de tomber, telles des larmes. Mais cela ne rendit pas ses pensées plus claires.
Elle ferma le robinet, et ses doigts se crispèrent. Elle ouvrit les yeux, et ceux-ci brillèrent d'un mélange de détermination et de colère. A vrai dire, c'était contre elle-même qu'elle était fâchée. Parce qu'elle se sentait faible. Et s'en voulait d'avoir été aussi cruche, d'avoir eut foi en ce qui n'était que mirages. Elle s'était abîmée dans l'illusion. Elle avait pensé que les épreuves l'avaient endurcie. Mais pas suffisamment, elle le réalisait à présent. Et cela n'était pas du tout à son goût. Elle se jura qu'on ne l'y reprendrais plus. Désormais, elle ne ferait plus confiance qu'à une seule personne : elle-même.
Cédant à la tension qui lui ravageait les entrailles, elle s'empara vivement de son blouson en cuir, pendu sur une chaise, et l’enfila en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Elle en ajusta le col d'un geste sec de la main, attrapa son sac et quitta sa chambre d'hôtel en claquant violemment la porte. Il fallait qu'elle s'aère un peu l'esprit. Mais surtout, elle ne pouvait pas supporter l'idée de rester, assise ou allongée, à ne rien faire d'autre que de broyer du noir. Certes, il était un peu tôt, mais elle allait bien trouver quelque chose à faire en ville...

« Je n'ai jamais su ce que je voulais, en fait ». C'était la conclusion qu'elle avait tirée, songeant à son avenir. Plongée dans ses pensées, elle se concentrait sur le sol, suivant des yeux le dessin des pavés pendant qu'elle avançait. Elle progressait à toute allure dans les rues de la ville, bousculant sans vergogne les passants. Lorsque l'un d'entre eux se permettait une remarque, elle relevait la tête pour lui adresser un regard orageux et une grimace mauvaise. On dit que les femmes sont d'étranges créatures, aux humeurs changeantes et imprévisibles. Rosyln ne fait pas exception à la règle, bien au contraire. De touts les spécimens que compte ce monde, c'est bien l'un des plus chaotiques dans sa manière de penser.
Ses pas la menèrent jusqu'à une sorte de grand marché. Devant elle s'étendaient des tas de petites tentes au toiles colorées, des étalages de produits divers, et une foule de gens se massait entre les tréteaux. Le tourbillon des sons, des couleurs et des odeurs l'assaillit d'un seul coup, comme si elle venait subitement de se matérialiser à cet endroit. Elle fronça les sourcils, haïssant soudain le soleil qui dardait ses affreux rayons sur son visage. Elle avait besoin de tout, sauf de ça. Elle aurait fait demi-tour immédiatement, si la foule ne s'était pas resserrée soudainement autour d'elle. Impuissante, malgré ses insultes, elle fût entraînée, comme prise dans un banc de poissons. Elle tenta de jouer des coudes, mais en vain.
La foule la recracha devant l'étalage d'un vendeur de fruits de mer. L'odeur puissante de ses produits monta aux narines de la jeune femme, et ses lèvres se retroussèrent instinctivement en une grimace de dégoût.
-Mademoiselle, une dégustation gratuite, ça vous intéresse ? La harangua le vendeur.
Passablement irritée, elle rétorqua du tac-au-tac :
-Va te faire voir, avec tes horreurs ! Est-ce que j'ai une tête à manger des trucs pareils ?
Un regard noir se braqua sur elle. Un homme, entièrement vêtu de gris, la toisait d'un air accusateur. Rosyln serra les dents, au bord de la crise.
-Quoi ? Qu'est-ce que tu as toi ? Pourquoi tu me regardes ?
L'homme lui répondit par un froncement de sourcils, avant de déclarer d'une voix calme, mais ferme :
-Je ne supporte pas les jeunes filles mal élevées dans votre genre ?
La plupart des gens se serraient contentés de passer leur chemin, tout au plus, de grogner. Un pirate de mauvaise réputation aurait déclenché le combat sur le champ. Et Rosyln se serait contentée d'un regard mauvais. En tant normal. Mais, en proie à des émotions contradictoires et à un tourbillon de pensées, elle était totalement désorientée, mais surtout, en colère comme jamais. Et ce fût la goutte d'eau qui fait déborder le vase, comme on dit. Elle grimaça, et déclara, sur un ton cinglant :
-Je ne pense pas t'avoir demandé ton avis !
Et puis, d'une manière totalement puérile, mais dont elle n'aura honte que plus tard, elle ajouta :
-Connard !
-C'est bien ce que je pensais, se contenta de préciser son interlocuteur, le regard toujours fermement fixé sur Rosyln.
C'est à ce moment qu'intervînt le vendeur, jusqu'alors témoin impuissant de la scène qui se déroulait sous ses yeux.
-Hey mais... Je la reconnais, la fille ! Déclara-t-il d'une voix tremblante.
Il n'eut guère l'occasion de compléter sa phrase, car l'homme en gris lui coupa la parole.
-Bien sûr. Elle est recherchée par la Marine.
Les pupilles de Rosyln se dilatèrent, et son sang se glaça dans ses veines. Bordel ! Elle ne s'attendait pas à se faire repérer aussi vite. Instinctivement, elle esquissa un pas en arrière. Quelques passants, que le terme « Marine » avait fait se retourner, dardèrent leurs regards sur la jeune femme. Ils la considérèrent en silence quelques instants, puis la foule explosa en un concert d'exclamations et de murmures.
Les muscles de Rosyln se tendirent, cependant qu'elle serrait les poings, prête réagir au quart de tour si cela s'avérait nécessaire. »


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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Mer 7 Oct - 21:17

Rosyln L. Hightower & Graham Gaalrad

"En ce qui brise la monotonie"

Je stoppai alors mon avancer. Quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? L'atmosphère était bien homogène jusqu'à ce moment-là où tous les êtres autour de moi commencèrent à murmurer, deviner, discuter. Mon visage balayait les environs d'un seul geste, puis je prêtai une oreille plus attentive à ses bruits pour savoir ce qu'il se tramait. Pourtant, quand j'entendis « pirate » et « recherchée », mon constat avait été assez rapide et je savais déjà ce qu'il en retournait. Un pirate s'était fait remarquer et allait probablement avoir des ennuis. Quel genre d'ennui ? Eh bien, une confrontation avec la Marine car une prime flottait au-dessus de sa tête, ou bien l'intervention douce et délicate de chasseurs de prime, de mercenaires. En fait, rien de vraiment différent en comparaison des affaires que j'ai à gérer dans mon bar, mais faisons simplement avec. Je n'apprécie pas jouer les pères ou l'autorité en elle-même, mais quand les habitants ou les soldats de la Marine sont incapables de le faire, je suppose que je devais intervenir. Il faut croire que je n'apprécie pas aussi laisser les autres faire, laisser faire ou simplement me défiler. Non, je fais parti du tiers des intervenants dans ce monde.

En marchant, je tranchai la foule et passai entre les habitants qui se reculèrent d'eux-mêmes, comme si une menace approchait. C'est vrai que j'émettais une certaine pression sur mon entourage et en permanence, l'instinct de survie doit jouer car c'est vrai que j'en ai traversé des choses.
Devant moi se dressait alors le portrait d'un homme aguerri, d'une jeune fille et d'un vendeur. A coté de moi, un vendeur de brochettes de poulpe. Je récupérai alors quelques pièces d'or, les pausai sur son comptoir et récupérai la brochette sans même qu'il n'eut le temps de me prêter parole ou de faire quoique ce soit.

-Eh ! Vous vous croyez où ?

Ceci était sa seule réaction et je me contentai de simplement de l'ignorer en passant mon chemin, dégustant convenablement ce mets. Peut-être qu'il m'en voulait pour ma façon de faire mais, il semblerait que j'ai été plus efficace, que je n'ai pas perdu le temps de la transaction, et qu'il avait obtenu la seule chose pour laquelle il faisait un métier semblable : l'or. Il fit bien de se taire alors, exactement comme je l'avais prévu. Par contre, des voix s'éveillèrent alors sur moi et j'avais la sensation que l'on commençait à doucement me pointer du doigt. Quant on est à Shabondy, il est pourtant à savoir que je traîne ici.
Je m'approchai donc des personnages. Les spectateurs qui les encerclaient avaient commencé à reculer pour former un cercle suffisant, nous étions le centre de l'attention. Je me présentai ainsi en mangeant, disant par la même occasion :

-Il y a un problème ?

Le vendeur de poisson me regarda en arquant un sourcil, surpris. Tiens, il semblait nouveau dans le coin celui-là, il n'avait pas dû me reconnaître. L'homme en gris par contre, il me fixa sans me quitter du regard. Il restait relativement calme, mais je sentais qu'en lui, son instinct s'était éveillé, qu'il avait peur sans même s'en rendre compte et qu'il était prêt au combat. Oh ? Saurait-il se battre ou pas ? Avait-il compris qu'il ne pouvait pas faire le poids ou bien m'avait-il reconnu ?

-Graham Gaalrad...

Non, il m'avait reconnu on dirait. Il était sous tension lui-aussi... comme la jeune... euh... la jeune fille ? En tout cas, la tension était palpable et bon, ce n'est pas comme si un groupe de pirates surveillait la zone, qu'un groupe de la Marine allait venir et que tout le monde allait commencer à se battre au nom des pirates ou de la prétendue justice ? Non, c'est possible et je crois qu'ici, c'était plus que probable.
Parlant la bouche pleine, je continuai :

-Je trouvai sympa l'ambiance du marché jusqu'ici. Essayez de ne pas gâcher l'harmonie d'un quotidien, sauf si vous avez quelque chose à redire.

L'homme et le vendeur restèrent comme bouche-bée. Moi, je reportai mon regard sur la pirate.  Elle semblait dérangée... En fait, comme ça devait être elle la pirate, je sentais en moi comme un vague souvenir me percuter... D'ailleurs, j'avais aussi comme la sensation qu'un groupe allait venir sur nous, ou plutôt sur moi.

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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Dim 11 Oct - 12:33

En ce qui brise la monotonie
Graham & Rosyln

« Elle ne pût retenir un tic, presque un réflexe, malheureux : elle se mordit la lèvre. Comme la gamine naïve d'autrefois. Comme celle qui n'osait rien dire, rien faire : celle qui était impuissante alors que le monde tournait autour d'elle, poursuivant sa lente ronde. Réalisant cela, elle arrêta immédiatement et souffla pour dégager la mèche rouge qui lui barrait le visage.
La foule, de plus en plus dense, grouillante comme une fourmilière, se resserrait autour d'elle. Une centaine de paires d'yeux, qui offraient toutes les nuances possibles, de la stupeur à la curiosité, en passant par le mépris, la fixait. Un frisson parcourut son échine, faisant se dresser les courts cheveux dans sa nuque. Elle détestait être le centre de l'action. Elle était faite pour l'ombre, comme la couleur de ses yeux et de ses cheveux, semblables à la nuit, l'attestait.
Soudain, les murmures enflèrent, comme se lève le vent avant la tempête, et les badauds s'écartèrent pour former comme une haie d'honneur autour d'un nouvel arrivant. Ce dernier était un homme, de taille moyenne, mais tout en muscles, au cheveux blonds et au regard déterminé. Quelque chose d'étrange se dégageait de lui, comme une aura invisible, mais presque palpable. D'un seul regard, il en fît taire plus d'un. Puis, comme si la situation était parfaitement normale, il s'empara d'une brochette de poulpe sur un étalage, après avoir déposé quelques pièces à l'intention du vendeur. Ce dernier protesta mais se calma rapidement en récupérant les pièces. Le regard de Rosyln glissa sur celui-ci avec mépris, elle lui adressa un regard charbonneux, lourd de reproches. Les gens étaient capables de tout pour de l'argent. Une petite pièce et hop ! Plus de questions. Cela ne fît qu'accroître sa colère, et le relief d'une veine palpitante se dessina sur sa tempe.
Elle reporta rapidement son attention sur le mangeur de brochettes, car celui-ci se dirigeait droit sur elle. Elle serra d'avantage les poings. Désormais, la foule était silencieuse, retenant son souffle comme si elle assistait à un spectacle.
La voix, désagréable aux oreilles de Rosyln, de l'homme en gris, vint rompre la transe qui s'était emparée de la jeune femme.
-Graham Gaalrad...
Était-ce le nom de l'inconnu ? Probablement.
Ce gars en gris commençait vraiment à lui taper sur le système. Il se tenait là, tranquille, imposant sa présence à leur étrange trio. Son attitude presque nonchalante était une insulte aux yeux de Rosyln. Elle ne supportait pas que quelqu'un qui ne la connaissait pas se permette de la juger. Et son attitude légèrement blasée amplifiait la chose. De manière générale, elle avait horreur des personnes qui se permettaient de juger, de donner leur avis sur ce qui ne les regardait pas. Et le fait est qu'elle était plutôt susceptible, la jeune femme. Ça, plus ses nerfs à fleur de peau, et enfin, l'apparition du type amateur de poulpe, la menèrent au point de non retour.
Pourquoi rester silencieuse ? Au diable la foule ! Au diable ce que les gens pourraient penser d'elle ! De toute façon, elle était pirate, alors, pourquoi s'arrêter à des détails.
-Ferme ta gueule, lâcha-t-elle.
Ses yeux brûlaient de rage, elle serrait les dents et les points. Elle était passé en mode « rage », et n'avait que vaguement conscience de son attitude, presque ridicule.
Elle fondit droit sur le gars en gris pour agripper le col de sa chemise. D'un mouvement de rotation du poignet, elle fît en sorte de resserrer le tissus autour de son cou, de manière à ce qu'il exerce une pression. L'homme écarquilla les yeux, sidéré, pendant que la foule éclatait en un concert de protestations.
-Qui te permet te donner ton avis sur tout, hein ? Je fais ce que je veux, ça ne regarde que moi. Si je veux jouer à la fille mal élevée, je le fais, c'est tout !
Elle allait sourire, songeant que le quidam était totalement à côté de la plaque, puisque justement, en tant que princesse, elle avait subit une éducation très stricte, lorsque l'apparition de nouveaux invités brisa le cours de ses pensées.
-Halte-là, jeune demoiselle ! Relâcher cet homme tout de suite !
Elle n'eût pas le loisir de se demander de qui il pouvait bien s'agir, que le son d'une arme à feu qu'on met en joue lui parvint aux oreilles. Pas de doute, ça ne pouvait être qu'un soldat de la Marine, pour s'exprimer de la sorte.
Elle relâcha légèrement son emprise sur la chemise de l'homme en gris pour tourner la tête en direction des nouveaux arrivants. Son regard sombre se posa sur un petit groupe de soldats. Ils était peu nombreux, moins d'une dizaine. Et seulement des grades inférieurs, si l'on se fiait aux chemises simples et aux casquettes qu'ils portaient. Mais tous étaient armés d'un fusil. Et les canons pointaient dans sa direction.
Une ombre passa sur le visage de la jeune femme. Sa colère dégringola comme les feuilles d'un arbre en automne. D'un geste méprisant, elle repoussa sa victime. Elle s'efforçait de paraître calme, mais sa poitrine était agitée de sentiments contraires, où se mêlaient la panique et l’agacement. Elle n'avait pas vraiment prévu d'en arriver jusque là. A la base, elle s'était rendue sur Shabondy dans le but de se trouver un nouveau capitaine. Et puis, dans le doute, si elle ne trouvait personne de potable, elle avait prévu de profiter un peu de ce que l'île pouvait offrir en matière de divertissements.
Elle ne prononça pas les mots, mais son expression exprimait assez bien la chose : « Eh merde ».
C'était la première fois qu'elle débarquait sur l'île aux mangroves, mais elle n'était pas sans connaître la réputation de cette dernière. Et surtout, elle savait que l'endroit était infesté de Marines. Nul doute que le petit groupe serait rapidement rejoins par un autre, sûrement plus important, si la situation dégénérait d'avantage.
Elle soupira, sidérée par sa propre stupidité. « Il faudrait peut-être que tu te calmes, ma vieille ». Mais en attendant, il fallait agir. Hors de question de se laisser marcher sur les pieds, et hors de question de rester là les bras ballants. Alors que faire ? Fuir ? Non, certainement pas. Combattre ? Elle ne tenait pas vraiment à se faire remarquer. Enfin... Pas plus que ça.
Elle réprima un sourire sournois, mais le coin de sa bouche se releva légèrement. Ho, elle avait une bien meilleure idée... Dans la littérature, on désigne souvent les femmes avec les mêmes attributs que ceux des serpents, et ce n'est pas pour rien. La solution était toute trouvée : c'était la ruse. Qui pourrait croire qu'une jeune fille aux yeux de biche, si petite et si innocente, pourrait faire du mal à quiconque ? D'ordinaire, elle détestait que les gens se fient à son apparence, mais pour une fois, cela pourrait lui servir.
Elle baissa un peu la tête, et ses paupières s'abaissèrent. Elle esquissa un geste de défense, se protégeant la poitrine avec ses bras, et rougit.
-Oh ! Messieurs ! Cet homme a eut un comportement extrêmement déplacé envers moi !
Là, c'était la princesse en elle qui s'exprimait, adoptant un registre de langue bien plus soutenu qu'a l'accoutumée.
La foule s'agita, et certains protestèrent. Elle sentait le mot « menteuse » se former dans les esprits, et intervint avant que sa couverture ne tombe. Discrètement, elle décocha des regards meurtriers alentours, défiant quiconque, y compris le blond, de la démasquer. »


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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Dim 11 Oct - 19:27

Rosyln L. Hightower & Graham Gaalrad

"En ce qui brise la monotonie"


Dès lors que la jeune fille fondit sur l'homme opposé, je levai alors ma main en la reportant vers l'arrière et l'ouvris. Au même moment, les personnes autour de nous prêtes à agir se stoppèrent dans leur élan, resserrant les poings d'indignation devant cette scène. Mon geste avait ainsi conseiller les spectateurs à rester spectateurs, ils n'avaient pas leur place pour intervenir et ils le savaient. Pourquoi ? Car l'incompréhension et le malentendu étaient l'atout qui martelait notre situation.

Deux mondes se dessinaient devant moi : celui d'un monde incompris et d'un monde pensant comprendre. J'observai cela en effet, ou plutôt j'en avais pris conscience, c'est pour ça que j'avais agis. Pas par orgueil, pas parce que je me pensais être le connaisseur de tout mais seulement car je voyais que les choses n'allaient pas et qu'il fallait les régler en douceur.
Peut-être que j'étais le plus compétent, mais je savais que parmi ces êtres qui nous encerclaient, personne n'avait décidé d'aller sur le devant de la scène ou n'avait réagi impartialement : il y avait des questions, des chuchotements, des jugements et des nouveaux jugements, pas de choses concrètes valable avant que les choses ne finissent mal. Le moyen le plus efficace pour vaincre le temps, sinon nous le perdions...

En tout cas, je l'avais vu de loin cette mauvaise fin : la Marine arrivait et c'est une bataille qui risquait d'éclater simplement car les deux ne se comprenaient pas. Pire que ça, d'autres pourraient en profiter pour obtenir des choses comme la vie de certains de la Marine dont ils voulaient se venger ou bien simplement obtenir la prime de certains pirates qu'ils auraient suivi. Nous n'étions pas seuls, alors... je pense que j'allai faire en sorte de réinitialiser la situation.

Pourquoi se contenter de chuter dans le cercle vicieux de la violence ?
Je finis ainsi ma brochette et la lançai derrière moi : elle atterrit dans une corbeille. Je tapotai alors entre mes mains comme pour les dépoussiérer, continuant à observer l'avancer de la situation.

Cette jeune fille avait clairement quelque chose à prouver, j'en avais la sensation : on aurait presque dit qu'elle était prête à foncer dans le tas pour démontrer qu'elle n'est pas autre chose qu'elle-même. Je suppose qu'elle n'appréciait pas se faire juger à la façon d'un parent ; elle devait avoir eue son propre passé et souvenirs. En tout cas, le petit gris me gênait plutôt bien. Je voulais bien calmer la situation, mais je n'étais pas aidé. Au contraire, tout le monde ma barrait la route, donc du coup... il fallait que je fasse le ménage.
Sa démonstration d'esprit continua, elle me semblait presque s'amuser comme si... elle jouait à un double jeu. Ce que je veux dire par-là, c'est que je vois en elle comme un masque à double visage dont il suffirait de retourner pour changer de rôle : un boulot de comédien ?

Un « bruitage » là-bas... Des soldats de la Marine. Bah voyons...
Elle relâcha l'homme et puis... changement de masque, son visage se modifia. C'est une façon de se défendre, je dois bien l'admettre mais, pour se contrôler de cette façon sur le qui vive, il y avait une certaine tension. Je devais bien imaginer que ses perceptions devaient comme converger et diverger sans cesse, jusqu'à en devenir étourdissant. C'est comme ça que je percevais néanmoins.
Il y eut alors comme un instant avant qu'elle n'agisse comme... euh... une noble fille ? Sa tunique ne concordait pas et les réactions s'étaient démultipliées.

De mon coté, je refermai les yeux en passant une main sur mes paupières... Les soldats ne décéléraient pas, des chasseurs de prime observant la scène depuis une fenêtre étaient prêts, un équipage pirate s'approchait aussi... Bon bon bon.
J'entendis à droite des plaintes, à gauche des encouragements, des jeunes qui étaient heureux de voir une jeune fille tenir tête à un « vieux », d'autres qui appréciaient ou répugnaient la vivacité de la jeunesse... Ouais, la « foule » semblait s'exclamer aujourd'hui. Je résumai et comprimai très rapidement en moi tout ce que je perçus et ce que j'en pensai. Puis...

Lentement, je levai alors le poing vers le ciel, commençant en moi à faire comme monter ma puissance. L'effet escompté et réussi, c'était d'attirer l'intégralité de l'attention sur moi en déployant un fort charisme théâtral. De cette façon, un seul instant et mon visage s'ouvrit, mes yeux s'ouvrirent avec le visage d'un diable, carnassier et dévoreur de monde. Je déclarai d'une voix monstrueuse comme irréelle :

-QUE LES CAUCHEMARS VOUS EMPORTENT.

Alors, toute la foule, tous les soldats de la Marine, tous les pirates, tous les chasseurs de prime, les habitants, les vendeurs, absolument tout le monde autour de moi s'écroula au sol en plongeant dans l'inconscience. Le périmètre que j'avais visé était tout le marché... Aujourd'hui, je n'étais pas du genre à discuter on dirait et voilà tout... Je redescendis lentement mon poing le long de mon corps, soupirant à haute-voix :

-Eh bien voilà, c'est réglé...

Mes yeux se refermèrent... puis se rouvrirent aussi naturellement que l'instant où je suis apparu avec ma brochette. Je détournai mon attention vers la jeune fille car... elle avait résisté à mon Haki des Rois ? Comment cela se fait ? J'avais pourtant projeter une immense vague de mes pensées sombres pour littéralement assommer tous... mais elle...
Mes yeux s'ouvrirent un peu plus, je restai bouche-bée. Comment elle allait réagir ? Ah bon sang... Je vais sûrement être de nouveau perçu comme un monstre...

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Rosyln L. Schwarz
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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Dim 11 Oct - 20:25

En ce qui brise la monotonie
Graham & Rosyln

« Rosyln poussa le vice jusqu'à battre des cils, dans une parodie ridicule de jeune biche effarouchée. Elle devait faire un gros effort, prendre sur elle-même, pour jouer cette comédie. Déjà, parce que se donner en spectacle de cette façon n'était vraiment pas dans ses habitudes. Ensuite, parce que ses sentiments à l'encontre de ses propres actes oscillaient entre le dégoût et... Une envie de rire incontrôlable, frôlant l’hystérie. Mais il était nécessaire qu'elle garde un semblant de calme, et qu'elle contrôle son attitude, si elle ne voulait pas ruiner l'effet. Un frémissement des lèvres, et l'illusion volerait en éclats.
Elle comptait aussi sur la participation des badauds, que l'on pouvait qualifier désormais de « public ». Pendant qu'elle jouait les nunuches, la tension la dévorait de l'intérieur, rongeant ses veines comme un sombre poison. Les yeux mis-clos, elle feignait la gêne, mais seulement pour mieux surveiller les visages. Elle était à l'affût du moindre mouvement, de la moindre parole qui pourrait la trahir ou la dénoncer. Car si c'était le cas, il faudrait qu'elle régisse immédiatement. Il faudrait qu'elle soit la première à agir, avant les soldats de la Marine. Car toute l'agilité du monde ne lui permettrait pas de résister aux balles. Dans une situation pareille, c'était au plus vif de sauver sa peau.
Mais le public semblait figé, comme sous l'effet d'un sortilège. Ouvrant un peu plus les yeux et relevant la tête, elle réalisa que tous les regards convergeaient dans la même direction. L'homme blond était le centre de l'attention, si bien que tout à coup, Rosyln fût invisible. Ce qui n'était pas pour lui déplaire, au contraire.
Ce dernier levait le bras, comme pour intimer aux témoins de se taire. Ce qui n'échappa pas aux soldats armés. Ces derniers se tendirent, prêts à tirer, menaçant soudain l'homme.
Soudain, ce fût comme si le temps s'étirait pour ralentir, à mesure que Rosyln prenait en note chaque éléments, chaque détail de la situation. Des formes blanches se dessinèrent à l'horizon, signifiant que les renforts arrivaient. Et cela n'avait rien de bon. Une goutte de sueur glissa le long de l'échine de la jeune femme. Elle déglutit avec peine, car la Marine n'était pas son seul soucis. D'autres invités surprise s'étaient joints à l'attroupement. Une bande de gaillards au regard mauvais se dirigeait droit sur eux. C'étaient sans aucun doute des pirates. Cela se voyait à la façon dont ils marchaient, fusillant les passant d'un regard hargneux, bousculant sans vergogne les malheureux qui se trouvaient en travers de leur chemin. Quand à ses gens à leurs fenêtres... Il n'avaient rien de simples habitants. Ils auraient pu passer pour de simples témoins, si ce n'était le regard expérimenté de la jeune femme, qui savait détecter les chasseurs de prime en eux. Ce qui révélait leur condition, c'était surtout l'immobilité dont ils faisaient preuve. Ils observaient la scène, parfaitement stoïques, figés, le regard sombre. Nul doute qu'ils voyaient en elle une proie. Et les chasseurs de pirates ne partent jamais à la chasse sans être un minimum renseignés. Ainsi, ils avaient sûrement connaissance de son avis de recherche...
Rosyln serra les dents, abandonnant le masque aussi soudainement qu'elle l'avait adopté. Elle passa en un éclair d'une attitude à une autre. La jeune fille timide recroquevillée sur elle même détendit ses muscles, et sa silhouette s'affala. Le rose quitta ses joues, et ses yeux qui pétillaient quelques instants auparavant se firent durs. Elle grimaça. Tant pis pour la mascarade.
Mais personne ne nota son changement radical de comportement, car la scène qui se déroulait sous les yeux médusés du public était d'un tout autre genre, bien plus spectaculaire.
Le blond leva le poing au ciel. Semblant jouer au même jeu que la jeune femme, son visage se transforma, et un masque terrifiant se peignit sur ses traits. Ses yeux s'ouvrirent, presque inhumains, et un horrible sourire lui fendit les joues. D'une voix rauque, presque irréelle, il déclara :
-Que les cauchemars vous emportent.
Rosyln écarquilla les yeux, sidérée. Complètement pétrifiée, absorbée par le charisme malsain du personnage, elle laissa retomber ses bras de chaque côté de son corps. La voix de l'homme résonna dans ses os, se propageant le long de ses bras et de sa colonne vertébrale. Est-ce que ce gars était possédé ?!
Puis ce fût l’hécatombe. Comme des poupées de tissus, la foule entière fût saisie d'un spasme, et tous s'écroulèrent à terre comme un seul homme. Une vague invisible, un choc impalpable frappa Rosyln de plein fouet, lui coupant le souffle. Elle porta la main à son ventre et esquissa un pas en arrière pour ne pas trébucher. Et pourtant, elle était toujours debout.
Légèrement pliée, le visage vers le sol, ses cheveux masquaient la partie supérieure de son visage, dissimulant son expression. Elle laissa échapper un léger râle. Avec peine, elle reprit son souffle, et parvint à exprimer ces quelques mots :
-Mais... Mais qu'est-ce que... C'était quoi, ça ?!
Elle releva son visage pour diriger son regard sur l'homme. Dans ses yeux se lisait un mélange de stupeur et de désarrois.
-Qu'est-ce qui vient de se passer ? Demanda-t-elle, la respiration hachée. »


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Dernière édition par Rosyln L. Schwarz le Lun 12 Oct - 13:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Lun 12 Oct - 1:24

Rosyln L. Hightower

"En ce qui brise la monotonie"


Je me figeai en la regardant avec des grands yeux qui semblaient afficher un vent de panique car j'allais probablement faire face à la pire situation à laquelle je pouvais être confronté dans le genre de risque que je venais de prendre. Si c'était une jeune femme vétéran de guerre ou je ne sais quoi de monstrueux et bien bâti, j'aurai été d'accord et j'aurai aisément pu me la jouer, partir dans une grande classe comme si j'incarnai l'inatteignable ou le dogme de la puissance, tel un tribunal vivant qui jugerait les hommes, les mortels... mais là, c'était une jeune fille.
Pas que je stigmatise les enfants, mais mon but n'est pas de la battre à mort et de détruire son esprit pour prouver qu'il y a un écart entre nous deux ; si j'avais fait ça, c'était quand même pour sortir la situation en toute neutralité, peut-être lui permettre d'échapper à ses poursuivants, mais là... Je crois que j'étais bien en mauvaise posture.

La Marine en elle-même ne me gênait pas car elle avait la stricte interdiction d'oser tenter quoique ce soit contre moi ou mon entourage à cause des événements de la « catastrophe », il y a de cela seize ans. Le traité avait été faite dans les règles et comble de la chose, c'était eux qui étaient venus vers moi. En outre, j'avais une certaine main mise sur eux, mais mon but n'est pas de comploter, c'est pour ça qu'ils eurent comme une confiance en moi par rapport aux autres comme les Yonkous par exemple. Je suis aussi dangereux, mais plus calme tant qu'ils n'attisent pas les foudres. Les erreurs ne viendront ainsi pas de moi, mais des autres petits qui vont se faire sabrer pour leurs conneries. Au moins, les choses pouvaient être stable de mon coté... Mais, ça ne me donnait pas les clés pour me sortir de cette situation.

Une démonstration de tendresse, de sensibilité ? Moi ? Avec ma carrure ? C'est comme faire un câlin avec un serpent géant, une expérience des plus traumatisantes je suppose.
Enfin, j'avais bien l'équilibre de mes énergie alors, il va falloir que j'exploite cela... Je me mis alors à soupirer lourdement, freinant ma respiration pour qu'elle paraisse invisible, imperceptible. Je devais véritablement une eau douce, calme, sereine. Ma puissance sembla alors disparaître comme dans un claquement de doigt, et j'approchai alors très lentement ma main en sa direction. Je la stoppai alors devant elle, comme pour lui montrer que je ne voulais rien faire de mal, que je n'avais rien de dangereux moi. Peut-être devait-elle prendre ma main, je ne sais pas mais c'est ce que je fis à cet instant.
Je commençai alors à m'exprimer comme si une aura calme, harmonieuse m'encerclait. Mon visage l'était tout aussi, mais surtout attentionné envers elle, je n'avais pas envie que les choses tournent mal :

-Est-ce que tu vas bien ?

Je laissai un instant de silence pour peut-être qu'elle se reprenne, qu'elle revienne de son état de choc, qu'elle repense la situation en se disant que... je n'étais peut-être que spécial. Peut-être puissant mais... à mon tour, j'étais moi-même et personne d'autre.
Commençant alors à un peu hésiter dans une démarche humaine, comme si moi je faisais des erreurs, j'avais des hésitations, j'eus un peu de mal à formuler cela, avant qu'un sourire n'apparaisse sur mon visage. Je finis par dire :

-Désolé pour ça mais... la situation risquait de dégénérer alors j'ai paniqué.

C'est vrai que ma décision était brutale et que je n'avais pas confiance en l'humanité ou plutôt, l’intégralité des espèces animalières intelligentes, alors j'ai pris cette décision car je n'avais plus le temps pour une autre option, le discours. Aussi parce que je voulais faire simple.
Dans tous les cas, on peut dire que d'une certaine façon, j'ai paniqué mais... surtout qu'il semblerait que je suis un homme comme un autre, moi-aussi. J'espérai donc qu'elle puisse se calmer, nous sommes dans un monde incroyable après tout.

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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Lun 12 Oct - 13:04

En ce qui brise la monotonie
Graham & Rosyln

« Le regard rivé au visage du blond, elle attendait sa réponse. Une ombre traversa les yeux de ce dernier. Étais-ce de la panique ? Après une telle démonstration de force, voilà qui étais plutôt inattendu. Et presque décevant. Malgré son attitude étrange, voir même effrayante, il émanait un puissant charisme de lui, et c'était quelque chose que la jeune femme appréciait toujours.
Elle se redressa, retenant peu à peu ses esprits. Un frisson étrange remonta le long de sa colonne vertébrale lorsqu'elle réalisa quel étrange tableau ils formaient : deux silhouettes au centre d'un champ de corps inanimés, s'étendant autour d'eux en un cercle, comme pour former un étrange rituel.
Il brisa l'illusion en se rapprochant d'elle. Le temps semblant reprendre son cours d'un seul coup, et une avalanche de sensations déferla sur Rosyln. Ce fût comme si elle avait été placée dans un bloc de glace, puis réchauffée en un instant. Elle retrouva ses sens. D'abord, l'ouïe : le bruit mouillé que faisaient les bulles en éclatant dans l'air. Puis le toucher : la caresse du vent sur son visage, qui balaya ses cheveux. Et enfin, l'odorat : les odeurs de poisson, désagréables, qui montaient à ses narines. Mais cela n'avait plus de réelle importance, toute son attention était accaparée par l'homme. Le monde aurait pu s'écrouler qu'elle ne l'aurait même pas remarqué.
Contre toute attente, il dirigea prudemment sa main vers la jeune femme. La préoccupation se peignit sur ses traits. Rosyln fronça les sourcils, puis s'entoura de ses bras dans un geste de protection. La scène évoquait un dresseur face à un animal sauvage. Mais la fille aux cheveux noirs n'avait pas l'intention de se laisser apprivoiser. Elle n’appréciait pas vraiment le contact physique, et ce geste était déjà de trop.
-Ne me touchez pas, ordonna-t-elle d'un voix profonde, qui ne parvenait cependant pas à dissimuler une pointe de panique.
Et maintenant, qu'est-ce qui allait se passer ? Le chaos régnait sur le grove, et ce silence pensant ne manquerait pas d'attirer l'attention.
Elle baissa les yeux, partagée entre la méfiance et le désir de fuir. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure. Un infime mouvement de la part de son interlocuteur lui indiqua qu'il s'était encore approché de son espace vital. Elle releva son visage, et ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle vît le sourire qu'il arborait. Comment pouvait-on faire preuve d'une attitude pareille en ce moment ? Elle était sidérée. Elle ne savait plus quoi penser. Décidément, ce type était vraiment très particulier. Les expressions se succédaient sur son visage en un ballet ahurissant, et cela égarait l'esprit de la jeune femme.
-Désolé pour ça mais... La situation risquait de dégénérer alors j'ai paniqué.
La bouche de Rosyln s'ouvrit légèrement, sur des paroles muettes. En fait, sa stupeur venait d'atteindre des sommets. Le choc de ses paroles se répercuta jusqu’au plus profond de son esprit, la forçant à rompre la torpeur des sentiments dans laquelle elle s'était enlisée.
Elle décroisa les bras pour serrer les poings, les bras droits le long du corps. Elle serra les dents en s'exclamant :
-Paniqué ? Vous avez semé le chaos, oui !
Son calme par rapport à la situation commençait à lui taper sur les nerfs. Mais surtout, la panique montait en elle parce qu'elle tentait de réfléchir à une issue, et que celles-ci étaient assez limitées.
Elle tourna la tête à droite et à gauche, pour s'assurer que personne d'autre ne viendrait.
-Alors qu'est-ce que vous allez faire, maintenant ? Parce que moi, je sais ce que je vais faire : je vais me barrer.
Et tant pis pour le peuple. Peut-être que certaines de ces victimes ne méritaient pas vraiment cette sieste imprévue sur les dalles du marché, mais.. Est-ce que c'était son problème ? Elle n'aurait su dire si c'était à cause de son éducation privilégiée, ou à cause de ces deux dernières années passées en tant que pirate, mais ce dont elle était sûre, c'était que rien d'autre ne comptait qu'elle même. Oui, Rosyln était égoïste. Ou du moins, se plaisait-elle à le croire.
Contre toute attente, elle tourna légèrement la tête pour dévisage l'homme avec un regard en coin, le mettant au défit. Un sourire insolent se dessina sur ses lèvres.
-A moins que vous n'ayez une autre solution pour justifier tout cela auprès de la Marine... Ou de ne je sais quelle autorité qui régit cette île. »


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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Lun 12 Oct - 14:18

Rosyln L. Hightower

"En ce qui brise la monotonie"

On dirait qu'elle commençait à revenir à elle-même. Je suppose qu'encaisser d'une telle façon mon Haki du Conquérant devait être une expérience terrifiante. Je possède bien comme une puissance hors-norme, et les événement ne cessent de me prouver que je dois sans cesse contenir ce soleil endormi en moi, que je ne dois pas me relâcher car c'est toujours mon environnement qui en pâti. Peut-être que je n'aurai jamais dû voir le jour ? Mais quoiqu'il en soit, j'étais au-dessus de la moyenne alors, j'avais bien envie de faire avec et d'affronter plus fort. S'il n'y a pas de sens à la vie, autant en fixer pour rythmer le quotidien.

Par contre, par que miracle une si jeune fille a-t-elle réussi à rester debout après cela ? Si des bons vieux pêcheurs ayant déjà rencontrer des Rois des Mers et ayant déjà survécu à une de leur attaque après la perte de leur équipage, conservant ainsi cicatrices corporelles et mentales, étaient tombés devant moi, dans ce grand marché à ciel ouvert, qu'est-ce qu'elle était elle ? Une jeune fille portée par la chance ?

Et alors, dès lors que je reconnus la transformation de son visage, la première pensée qui me vint à l'esprit était de me dire que je n'avais pas forcément réussi à produire l'effet escompté. On pouvait dire que je voulais un peu la secouer dans le sens où je voulais qu'elle me perçoive moins comme une menace. Là, il faut dire que je n'ai pas su réellement mesurer l'impact que je voulais avoir, je suppose que je devais bien émettre une certaine tension, ce qui ne joue pas en mon avantage ici. Jouer la carte de la tranquillité n'était peut-être pas aussi une si bonne idée.

Dans tous les cas, si j'arrive à avoir une proximité, c'est-à-dire que j'arrive à faire en sorte de détruire la barrière du danger, de l'inconnu qu'elle émet, je pense ensuite que les choses pourraient mieux aller.
Sa réaction a d'ailleurs été bien soudaine, elle ne s'est pas gênée pour me hurler dessus, mais dès cet instant, je sentis cette barrière se briser entre nous, il semblerait qu'elle était en train de reconsidérer la vision première qu'elle avait eu sur moi, ce qui signifie que mon comportement m'a offert la cape du personnage intéressant. C'est bien, au moins j'aurai un visage, je ne serai pas un monstre.

Je continuai à la regarder avec un presque sourire amusé sur le bout des lèvres. En même temps, elle était explosive et je crois que cette vigueur d'esprit m'avait manqué, c'est assez rare de ne pas voir d'être obséder autrement que par la vengeance. Elle, elle me semblait différente, ce qui était déjà très bon et plus rafraîchissant que d'entendre des paroles proclamant la haine contre le monde. Du classique, on passe au moderne. Enfin... ça, c'est ce que j'aimerai.

Elle me dit ainsi qu'il ne faudrait pas rester dans les parages. Oui et non, car j'avais touché un tel secteur que je devais avoir causé beaucoup de problèmes au niveau des communications. Nous sommes proches d'une zone de non-droit en plus de cela et comme les communications avaient été littéralement coupées, je crois que je pouvais même traîner ici pendant plusieurs dizaines de minutes avant qu'une vague infranchissable d'insectes, ou plutôt de soldats, n'arrivent.
Ce n'est pas la première fois que je cause une telle hécatombe de dormeurs par ailleurs, je maîtrise quand même mes actions.

Enfin, devant ses premiers discours, j'abaissai un peu le visage en refermant les yeux, toujours ce petit sourire, et je plaçai mes mains dans les poches. Ce que j'allai faire ? Eh bien, j'avais des produits à acheter, comme du poisson, des légumes, des fruits, les choses habituelles mais que je dois bien acheter. Ensuite, tout dépendra de mes envies.
Je finis alors par la regarder lorsqu'elle m'élança ce fameux regard défiant, me mettant bien à l'épreuve d'une part, de réparer mes conneries, d'autre part de voir si j'ai encore un autre tour de magicien comme celui-ci.

Ce que je lui répondis ? Eh bien... Je me tournai alors en me dirigeant vers l'homme gris qui était par terre avec un visage bavant la fin du monde. Je crois que je n'avais pas vraiment fait attention... Je tentai de voir s'il pouvait se réveiller, alors je bougeai tranquillement son cadavre avec mon pied. A peine quelques secondes, avant que je finisse par dire en regardant le ciel :

-Le chaos ? Pourtant, je n'entends rien. Je n'entends que la nature à l'extérieur de ces murs, et aussi les rêves.

Je me tournai alors vers elle baladant mon regard jusqu'aux pirates qui approchaient, et qui gisaient maintenant au sol :

-Les rêves de ceux qui voulaient combattre au nom des pirates.

Je reportai mon visage vers le troupeau endormi de la Marine :

-Au nom de la prétendue justice.

Mes yeux atteignirent les fenêtres pour les chasseurs de prime :

-Au nom de leur propre cause.

Et finalement, mon visage et mon regard vint à elle :

-La Marine, j'en fais mon affaire personnel. Je ferai en sorte que tu ne sois pas prise à parti si c'est ça qui t'inquiète. Ensuite, pas besoin de se presser, la Marine va prendre du temps avant de se remettre de « ça ».

Mon visage devint alors plus pensif :

-Sinon, il serait tant que je commence à préparer de quoi manger pour mon fils adoptif. Et toi ? Qu'est-ce que tu fiches ici ? Tu avais l'air bien t'amuser à changer de comportement telle une comédienne.

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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Mar 13 Oct - 20:13

En ce qui brise la monotonie
Graham & Rosyln

« Rosyln plissa les yeux, à l'affût du moindre mouvement, de la moindre réaction de son interlocuteur. Sa question n'était rien d'autre qu'une mise au défi. Aussi sûrement que si elle lui avait placé un couteau sous la gorge, elle le provoquait. Étais-ce vraiment nécessaire de jouer avec le feu dans une situation pareille ? Probablement pas. Mais quelque chose la poussait à agir ainsi, c'était une douce tentation, qui s'insinuait dans son cœur comme un serpent sournois.
En guise de réponse, il lui offrit un sourire amusé. Rosyln ne sût pas très bien comment l'interpréter, ni même ce qu'elle devait en penser. En fait, elle était intéressée par le personnage. Avide, elle observait ses réactions, comme l'on observe un animal inconnu.
Avec un flegme incroyable, il se dirigea vers le type en gris, inconscient à terre, pour le secouer du pied, comme pour vérifier que celui-ci n'était pas près de se relever. Et c'était effectivement le cas. Le regard vide de la victime fixait Rosyln, à la manière d'un zombie. Malgré elle, les coins de sa bouche se relevèrent en un sourire triomphant. Au moins, il ne risquait plus de la contrarier... et d'ici à ce qu'il reprenne connaissance, elle aurait mis les voiles depuis un moment.
Elle reporta son attention sur le blond, songeant qu'il allait la prendre pour une malade s'il la voyait s'amuser d'une pareille situation. Et bien sûr, Rosyln n'était pas une malade... N'est-ce pas ?
C'est ce moment que choisit le blond pour interrompre le cours de ses pensées, lui faisant remarquer par la même occasion que l'endroit était plongé dans le calme. Et c'était vrai. On entendait que le son des bulles, caractéristique de l'île, et le bruit du vent à travers les arbres. Un étrange calme, presque pesant. Un calme déplacé.
Puis, avec une attitude presque théâtrale (ce qui n'était pas pour déplaire à la jeune pirate), il désigna les corps qui les entouraient, énonçant leurs factions respectives. Son expression était différente, plus profonde. C'était un discours simple, mais qui toucha la jeune femme au plus profond d'elle-même, parce qu'il était juste. Dans ce monde, chacun suivait ses propres rêves, sa propre justice, tout en pensant faire ce qu'il y avait de mieux. Pirates, Marines, Chasseurs de prime... Tous opposés, et pourtant, si semblables.
Il poursuivit son discours, et Rosyln abandonna son expression sérieuse pour la stupéfaction. Ses yeux s'écarquillèrent. Maintenant, il lui proposait de la couvrir ? Que lui valait un tel honneur ? Elle réalisa soudain quelque choses d'important. Depuis le début, elle ne s'était nullement sentie menacée par lui. Et pourtant... Le bon sens aurait voulût qu'elle le soit. Déjà parce que, physiquement, il était impressionnant : sûrement un combattant aguerrit. Et ensuite, il y avait cette démonstration de force incroyable qu'il venait de lui offrir. Y avoir résisté ne lui offrait pas du tout un sentiment d’invincibilité, mais pourtant, elle ne se sentait pas en danger non plus. Était-ce quelque chose dans son aura qui la mettait en confiance ? Ne jouait-elle pas avec le feu ? Elle était en présence d'un homme inconnu, et probablement très puissant, et pourtant elle était plutôt à l'aise. Elle ne savait même pas s'il était résident de l'île, criminel ou... N'importe quoi d'autre. Cependant, une chose était sûre : il n’appartenait pas à la Marine. Autrement, il ne l'aurait pas évoquée avec autant de nonchalance.
Il évoqua l'idée de préparer et un repas, et Rosyln, surprise, se préparait à lui lancer une réplique cinglante à propos de son manque de considération pour les événements,  quand un mot parvint à ses oreilles pour figer son sang dans ses veines : « comédienne ».
Ce type était donc bien plus observateur qu'elle ne l'aurait pensé. C'était bien... Ça l'obligerait à ne plus sous-estimer les gens, à l'avenir. Vexée, elle rétorqua :
-Je ne m'amuse pas !
Tentant de se justifier, parce qu'elle se savait au pied du mur, elle ajouta :
-Tu apprendras qu'une femme est parfois prête à tout pour parvenir à ses fins. C'était une chose dont je ne me suis jamais cachée.
Tout en prononçant ces mots, elle réalisa l'évidence : oui, elle venait de le tutoyer. Ce qui n'était pas vraiment courant chez elle. Cela signifiait qu'elle éprouvait de l'intérêt pour lui.
Elle soupira, résignée. Autant jouer le tout pour le tout, et briser définitivement la barrière.
-Bien. J'imagine que nous n'avons plus rien à faire ici, alors. Autant les laisser ce débrouiller tous seuls. Sauf si tu avais prévu autre chose.
Elle décida qu'il valait mieux se jeter à l'eau. Agissant à l'encontre de son comportement habituel, elle osa déclarer :
-Ça t’ennuierait que je te suive ?
Un sourire éclatant se dessina sur ses lèvres.
-Tu m'intrigues. J'ai envie d'en savoir plus. Et surtout, je pense qu'on pourrait avoir deux ou trois choses à se dire. Comme par exemple, comment tu as fait ça, dit-elle en désigna le champs de corps d'un ample mouvement du bras. Mais on parlera de ça en chemin, hein ? »


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MessageSujet: Re: En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower] Mer 14 Oct - 4:14

Rosyln L. Hightower

"En ce qui brise la monotonie"

Eh bien, elle avait été aussi souriante que moi face à ce monde endormi, en particulier contre cet homme atomisé. Pour ma part, je pouvais bien l'être comme j'étais l'ultime déclencheur des événements, mais pour ce qui était d'elle... Y voyait-elle un défi en me scrutant ainsi ? Et s'il en était ainsi, qu'est-ce qui en suivrait de notre rencontre ? Comptait-elle m'observer jusqu'à prendre parti ou avait-elle sa propre réponse à offrir en tant qu'elle-même ? J'ai hâte de connaître sa réponse comme elle devait avoir hâte de découvrir les réponses par rapport à cette barrière inconnue qui est apparue, et qui n'est autre que moi-même.
Qui suis-je réellement ? Ou plutôt, qu'ai-je fait pour en arriver à cela ? C'est une longue histoire et les vérités méritent le prix d'être recherchés tout de même. J'attendrai ici qu'elle vienne déverrouiller chacun des coffres.

A part cela, j'ai beaucoup apprécié la façon dont son visage a littéralement sauté d'humeur pour la surprise. Y avait-il donc un problème ? Peut-être souhait-elle finalement faire profiter ses talents à tous et qu'elle se débrouille seule sur la scène de théâtre ? C'est tout à son honneur de terminer cette comédie, après tout. Et en parlant de ça, c'est justement le mot de la fin qui m'a permis de la paralyser durant un instant, presque comme si je venais de la transpercer d'un seul coup d'épée subtile et soudain. La faille, j'avais trouvé cette petite faille en toute précision. L'invisible ne m'a donc pas échappé.

Elle me rétorqua ainsi qu'elle ne s'amusait pas, mais je sentais presque en elle qu'elle se contredisait. Comme si le jeu ne devait pas connaître de fin, comme si la pièce devait continuer quoiqu'il coûte et quoiqu'il en coûte. Je devais bien avouer que sa réponse fit réapparaître mon sourire et l'allongea même, la situation était amusante d'une certaine façon, cela faisait longtemps que je n'avais pas dialogué avec quelqu'un de la sorte... Bien sûr, il a fallu que ce soit une jeune fille rencontrée dans un grand marché après un événement « malencontreux », mais les choses s'accordent bien et pour une fois, je n'étais vraiment pas déçu de ma rencontre. Elle savait être particulière, je devais bien l'avouer et c'est bien le cas ; je pense n'avoir jamais rencontré de jeune fille comme elle. Une façon d'être unique et de ressortir en plus de cela.

Elle ajouta alors un étrange discours en tant que justification. Tiens ? Son ton était déjà plus familier, je suppose qu'elle me considérait bien comme un humain puissant, mais tant que je ne suis pas ce genre de terreur, ça me va très bien. On avait peut-être d'ailleurs pour lien la comédie entre nous deux, je savais être un manipulateur frappant le conscient comme l'inconscient. L'inconscience ? Oui, et cela fonctionne si je réussis à amener son raisonnement à ce que je veux. Comme déposer des pièces d'or le long d'un chemin pour attirer l'avarice, le procédé n'est pas différent.
Pour l'argument, eh bien, elle ne devait pas savoir mon âge mais je pense connaître des choses sur les femmes et suffisamment, surtout pour le pire. J'aime être prévoyant avec ce qui m'entoure et ce qui est capable de m'influencer. Rester son propre maître était peut-être mon mot d'ordre.

Je croisai alors les bras, souriant toujours de cette même façon qui faisait surtout transparaître ma bonne humeur. Oui, je dirai même que je devais avoir l'air heureux. Que dire de plus ? Elle réagissait bien.
Finalement, je n'eus pas besoin d'abaisser le rideau vu qu'elle s'en chargea très bien en soupirant. Je prévoyais ainsi le changement de sujet, comme si rien ne s'était passé ou que les mots comptaient pour du beurre. Ça arrive ça, mais elle devait savoir que je n'étais pas dupe pour le coup.
Elle me parla ainsi en m'associant avec la situation. C'était léger, mais j'avais l'impression que nous formions un duo. La première fois, elle avait déclaré que quoiqu'il arrive, elle partirait. Cette fois-ci, elle revenait là-dessus mais en me demandant mon avis. J'avais de quoi être satisfait là.

Je ne connais pas exactement le sentiment de bien-être qui me traversait, mais c'est ainsi que je me sentais, comme si le monde tournait exactement dans l'orientation désirée. Et puis... Mon visage se transforma. J'avais été calme jusqu'ici mais cette émotion de surprise mélangée à cette touche de bonheur s'afficha parfaitement en moi. J'en détournai même le visage tellement je ne m'attendais pas à une telle proposition. Moi ? Me suivre ? Impensable. Si je m'attendais à une telle chose... Elle est courageuse... Non, ou plutôt elle est capable de prendre des risques quant il le faut, quand la situation démontre des critères uniques en leur genre.
Pour le moment, j'étais à même de rire tellement les circonstances avaient tourné en dehors de ma perception.
Eh bien ! Quel potentiel !

J'écoutai ainsi la suite de ses paroles, suivies des raisons... Mon visage revint alors vers elle, mon sourire s'approcha du rire mais je restai surtout bluffé dans l'histoire. Je me permis quand même de répondre :

-Oui, bien sûr ! Qu'est-ce qui t'en empêcherais ?

Mes yeux se détournèrent alors vers une direction bien particulière car je connaissais cette ville et j'avais envie d'une zone de tranquillité. Je déclarai :

-Je tiens un bar pas très loin d'ici, on devrait être tranquille le temps que « l'affaire » ne soit pas résolu.

Je fis ainsi quelques pas en direction de la marche à suivre, me retournant et la regardant ainsi afin que nous y allions ensemble à ce lieu. Je dis alors :

-Attention aux corps. Mais aussi, dis-moi... Comment dois-je t'appeler ? Je suppose que tu connais déjà mon identité, n'est-ce pas ?

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En ce qui brise la monotonie [Rosyln L. Hightower]

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